05/12 11:02

L’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité en première lecture un texte pour interdire les "puffs", des cigarettes électroniques à usage unique prisées par un public jeune

L’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité lundi en première lecture un texte pour interdire les « puffs », des cigarettes électroniques à usage unique prisées par un public jeune, un premier pas vers une interdiction qui devra encore être confirmée par Bruxelles.

Bon marché, multicolores et aux parfums de glace à la fraise, de pastèque, ou de chocolat... Ces « puffs » non rechargeables proposent un certain nombre de bouffées pour un taux de nicotine compris entre 0 et 20 mg/ml, qui « ouvre la voie à une forte dépendance », surtout chez les mineurs, a dénoncé le ministre de la Santé Aurélien Rousseau.

« Leur prix est dérisoire, les arômes fruités et sucrés sont attirants, la discrétion du dispositif les fait passer inaperçus auprès des parents », a déploré Francesca Pasquini, qui avait déposé le texte en novembre 2022. « L’académie nationale de médecine qualifie les puffs de "piège sournois pour les enfants et les adolescents" », a insisté son co-rapporteur Michel Lauzzana (Renaissance).

Signée par 166 députés, leur proposition a le soutien du gouvernement. La Première ministre Elisabeth Borne avait réclamé l’interdiction des « puffs » début septembre. « Chez les 13-16 ans, un enfant sur 10 a déjà essayé la puff », a alerté Aurélien Rousseau, dénonçant un « effet passerelle vers le tabagisme » et un « fléau environnemental ».

Tour à tour les députés de tous les groupes de l’Assemblée ont salué l’initiative, adoptée par les 104 élus présents.

« Les puffs sont une bombe à retardement pour la santé de nos concitoyens », a alerté Paul Christophe (Horizons). « Il faut impérativement qu’on réagisse », a abondé Stéphane Viry (LR). Pour le groupe LFI, la députée Rachel Keke a appelé les « responsables politiques à montrer l’exemple », dans une remarque visant la Première ministre souvent vue en train de vapoter dans l’hémicycle.

Le tabac reste la première cause de mortalité évitable, avec 75.000 morts par an. Ce « ne sont pas simplement des statistiques, ce sont des prénoms, des vies, des familles brisées et endeuillées », a lancé dans l’hémicycle Karl Olive (Renaissance).



 

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Vos réactions

Portrait de ropette71
5/décembre/2023 - 13h23

Mais qu'ils sont bêtes, cela ne changera rien, le gouvernement est encore à coté de la plaque comme avec le numérique, le porno....

Portrait de Prometheus-du-net
5/décembre/2023 - 13h23 - depuis l'application mobile

Totalement ridicule ! Les jeunes trouveront toujours un moyen pour posséder une puff. Comme en acheter une sur internet par exemple

Portrait de imposteur
5/décembre/2023 - 13h07

Deja que Borne se prenne un rappel à l'ordre pour usage de vapotage dans un lieux public on attend toujours ! 

Portrait de Marine70
5/décembre/2023 - 11h35 - depuis l'application mobile

Et interdire les islamistes ?

Portrait de dede35
5/décembre/2023 - 11h16

Excellente nouvelle