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Au bout de trois semaines d'une mobilisation perturbant les antennes, trois syndicats de France 3 annoncent lever leurs préavis de grève autour de la réforme des journaux télévisés

Au bout de trois semaines d'un mouvement perturbant les antennes, trois syndicats de France 3 sur les cinq mobilisés ont annoncé lever leurs préavis de grève autour de la réforme des journaux télévisés, après avoir obtenu des avancées.

CGT, FO et CFDT ont accepté un protocole d'accord avec la direction, tandis que SNJ et Sud maintiennent leurs appels à cesser le travail une heure par soirée, jugeant que "la santé des salariés" n'est pas suffisamment prise en compte. Il s'agit de la quatrième grève à France 3 (3.100 salariés) depuis l'annonce l'année dernière par la présidente de la maison-mère France Télévisions, Delphine Ernotte, de la réforme contestée baptisée "Tempo". Elle est entrée en vigueur le 4 septembre: exit les JT nationaux du 12/13 et du 19/20, place à "ICI 12/13" et "ICI 19/20", les nouveaux rendez-vous d'information réalisés par les 24 antennes régionales du réseau. Mais les moyens humains manquent et la cohérence éditoriale n'a pas été réfléchie, plaidaient les syndicats.

Les dernières discussions avec la direction de France 3 ont cependant permis d'obtenir, jusqu'en mars 2024 au moins, une "séparation claire entre info régionale" et "info nationale et internationale" dans les JT, selon un communiqué CGT-CFDT-FO.

"L'arrêt de la prise en charge de la tranche d'info nationale-internationale du 19/20 par les régions va soulager les équipes durant la période transitoire", soulignent-ils également. Ces syndicats se félicitent aussi que "l'objectif de préserver la santé des salariés les plus exposés est atteint" et que "les 60 ETP (nouveaux emplois équivalents temps plein promis pour le métier de scripte, NDLR) vont par ailleurs être pleinement déployés, y compris sur 2024".

En outre, la mise en place des organisations du travail à 4 jours par semaine va être encouragée. Mais pour le SNJ, "le combat continue" car il n'y a "rien pour les présentateurs surchargés, très peu de création de postes de chefs d'édition et un saupoudrage de scriptes pour répondre à l'urgence". "Le compte n'y est pas", a déploré auprès de l'AFP Jean-Manuel Bertrand, délégué du syndicat et journaliste à Marseille, qui réclame le retour d'un "JT national indépendant", "plébiscité" par les téléspectateurs.

Les journaux de France 3 ont en outre été perturbés cette semaine par une série d'alertes à la bombe, envoyées par mail. Elles ont entraîné l'évacuation par précaution d'une dizaine d'antennes, dont celle mercredi de France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, en plein direct sur les funérailles de l'ancien maire de Lyon Gérard Collomb.

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Vos réactions

Portrait de Tonton FL
29/novembre/2023 - 17h41

On se passe très bien des journaux nationaux sur France 3, ils peuvent continuer leur gève......