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Le Canada interdit pour ses fonctionnaires d’utiliser les populaires applications chinoise WeChat et russe Kaspersky sur les smartphones fournis par le gouvernement

Le Canada a annoncé l’interdiction pour ses fonctionnaires d’utiliser les populaires applications chinoise WeChat et russe Kaspersky sur les smartphones fournis par le gouvernement.

« La décision de supprimer et de bloquer les applications WeChat et Kaspersky a été prise pour que les réseaux et données du gouvernement du Canada demeurent sécuritaires et protégés », a écrit dans un communiqué Anita Anand, présidente du Conseil du Trésor, organisme chargé de la gestion des finances publiques.

Dès lundi, ces deux applications ne seront plus disponibles sur les appareils gouvernementaux et il sera impossible pour les employés de les réinstaller car elles présentent « un niveau de risque inacceptable pour la vie privée et la sécurité ». « Les méthodes de collecte de données des applications WeChat et Kaspersky donnent un accès considérable au contenu de celui-ci », précise Ottawa dans son communiqué.

Le Canada, qui avait aussi banni le réseau social chinois TikTok des smartphones gouvernementaux en février, indique qu’il n’y a « aucune raison de croire que des renseignements du gouvernement ont été compromis » malgré des risques « clairs » de ces applications.

« Sans avoir aucune véritable preuve à présenter, le gouvernement canadien émet une interdiction visant une entreprise chinoise sous prétexte de maintenir la sécurité des données », a déclaré mardi Wang Wenbin, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

« La Chine est fermement opposée à cela et espère que le Canada abandonnera ses préjugés idéologiques », a-t-il souligné lors d’une conférence de presse régulière. Aux Etats-Unis, le président démocrate Joe Biden avait annulé les efforts de son prédécesseur Donald Trump de bannir WeChat en juin 2021.

La semaine dernière, le Canada avait signalé ce qu’il présentait comme une importante campagne de propagande chinoise en ligne visant à dénigrer et discréditer le Premier ministre Justin Trudeau et des députés. Des soupçons d’ingérence étrangère, notamment au profit de la Chine, de la Russie et de l’Inde, ont mené le gouvernement canadien à lancer, fin septembre, une enquête nationale pour faire la lumière sur la nature et la portée de ces infiltrations.

 

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