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Des parlementaires issus du camp présidentiel comme des oppositions appellent le gouvernement à ne plus repousser la généralisation de l'usage du cannabis médical pour les patients en "impasse thérapeutique"

Des parlementaires issus du camp présidentiel comme des oppositions appellent le gouvernement à ne plus repousser la généralisation de l'usage du cannabis médical pour les patients en "impasse thérapeutique", dans une tribune publiée par Libération. Il est "essentiel" que la mesure soit intégrée dans le projet de budget de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2024, estiment la quinzaine de députés et le sénateur co-signataires de ce texte, au côté d'un médecin pharmacologue et d'un pharmacien addictologue.

"Alors que l'expérimentation du cannabis médical en France est entrée dans sa troisième année, nous nous trouvons à un tournant décisif", estiment les élus, membres de formations de la majorité présidentielle (Renaissance, Modem) et des oppositions (LR, PS, EELV, LFI).

"Plus que jamais, nous avons l'occasion d'améliorer la vie de plusieurs milliers de patients en situation d'impasse thérapeutique, par ailleurs souvent en fin de vie", expliquent-ils, soulignant que l'expérimentation a été un succès, avec notamment "une sécurité d'emploi rassurante concernant les effets indésirables".

Déjà autorisé dans d'autres pays européens pour calmer la douleur et l'anxiété de certains patients, le cannabis médical ne l'est en France que dans le cadre d'une expérimentation lancée en 2021 pour deux ans, et reconduite pour 2023.

"Ne pas généraliser l'accès au cannabis médical en 2024 serait une trahison pour ceux qui souffrent, notamment de cancer, d'épilepsie, de sclérose en plaques ou d'autres douleurs chroniques", jugent les signataires, appelant à distinguer cette question de celle du "cannabis récréatif".

En cas de report de la généralisation de l'usage médical, "les acteurs de l'industrie, ayant fourni gratuitement du cannabis à usage médical les deux premières années de l'expérimentation, ne se ré-engageront a priori pas pour une quatrième année", avec le risque d'"interruptions de traitement pour près de 2.000 patients participant en ce moment à l'expérimentation".

La députée Renaissance Caroline Janvier, le député et patron du PS Olivier Faure, le député écologiste Julien Bayou ou encore le sénateur socialiste Rachid Temal font partie des signataires de cette tribune, avec le médecin Nicolas Authier et le pharmacien addictologue René Maarek.

 

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