26/07/2023 07:14

Nouvelle-Calédonie : Le président Emmanuel Macron dit vouloir une "révision de la Constitution" pour "début 2024"

«La Nouvelle-Calédonie est française parce qu'elle a choisi de rester française», a déclaré Emmanuel Macron à Nouméa, disant ne pas «mésestimer les aspirations déçues de ceux qui défendaient un tout autre projet».

Devant la place de la Paix dans la capitale calédonienne, le chef de l'État a appelé toutes les parties à avoir «la grandeur d'accepter» les résultats des trois référendums, affirmant vouloir être «le président d'un nouveau projet (...) celui de la Nouvelle-Calédonie dans la République».

Dans le même discours, Emmanuel Macron a dit vouloir «début 2024» une «révision de la Constitution» pour la Nouvelle-Calédonie, évoquant notamment le dégel du corps électoral à court terme grâce à un «statut nouveau».

«Je vous demande d'engager un travail pour faire advenir une citoyenneté pleine et entière fondée sur un contrat social, faite de devoirs et de droits (...) de l'appartenance au Caillou», a détaillé le chef de l'État, expliquant vouloir bâtir ce «statut nouveau» dans «les mois, les trimestres qui viennent» et «dans le consensus».

Lors de sa prise de parole, le président de la République s'est dit «personnellement blessé» par l'absence ce mercredi de responsables indépendantistes à la réunion au Haut-Commissariat du territoire, lors d'un discours à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie. «Pour ceux qui n'étaient pas là (...) j'ai été personnellement blessé par leur absence», a déclaré le chef de l'État alors que quelques sifflets se faisaient entendre, Emmanuel Macron mettant en garde contre «le risque de la violence» amené par le «séparatisme».

Une partie des indépendantistes, et notamment des représentants politiques de l'Union Calédonienne (UC), la principale force indépendantiste, ainsi que le président du Congrès Roch Wamytan, n'ont pas participé mercredi matin à la réunion à laquelle Emmanuel Macron avait convié les acteurs politiques des deux camps.

Si des responsables de tous bords étaient néanmoins autour de la même table, au Haut-Commissariat du territoire, Emmanuel Macron a bien précisé au début de la rencontre qu'il ne s'agissait pas d'une négociation «trilatérale formelle» avec l'État, dont les indépendantistes n'ont toujours pas accepté le principe.

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