11/07/2023 17:31

Les députés se sont prononcés en faveur du recours à des surveillants de prison contractuels pouvant seconder les titulaires, afin de faire face aux difficultés de recrutement

Les députés se sont prononcés en faveur du recours à des surveillants de prison contractuels pouvant seconder les titulaires, afin de faire face aux difficultés de recrutement de l'administration pénitentiaire.

L'article, adopté en première lecture dans le cadre de l'examen d'un projet de loi sur la justice, prévoit aussi que des agents retraités pourront rejoindre jusqu'à 67 ans la réserve civile pénitentiaire, qui assure notamment des missions de formation. Il pérennise enfin une mesure expérimentée depuis 2020, qui permet à des agents pénitentiaires d'utiliser des caméras-piétons lors de leurs interventions.

La gauche et le Rassemblement national ont critiqué dans l'hémicycle ce recours aux contractuels, jugeant qu'une meilleure rémunération serait plus efficace pour attirer davantage de candidats. Ces «surveillants adjoints», âgés de 18 à 30 ans, pourront être recrutés pour une période de trois ans, renouvelable une fois. L'objectif de la mesure est d'attirer des jeunes réticents à passer les concours ou encore souhaitant travailler à proximité de leur lieu de résidence.

«L'État écarte la sélection par concours, qui est quand même une forme de gage de qualité de formation», a estimé la socialiste Cécile Untermaier. Du côté des Insoumis, Antoine Léaument a jugé que «petit à petit, avec ce statut de contractuel, on détruit la fonction publique». «Ils ne vont pas remplacer les surveillants, ils n'auront pas les mêmes missions», a répliqué le garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti.

Le ministre a aussi rappelé son annonce en début d'année d'une réforme du statut des quelque 40.000 agents pénitentiaires, avec une revalorisation indiciaire et indemnitaire à la clé. Un amendement est venu préciser que les «surveillants adjoints» seront «sous la responsabilité hiérarchique» des titulaires. Lors de missions au contact de détenus, ils seront «en binôme» avec ces derniers.

Après la contestation suscitée par la réforme des retraites, LFI a aussi qualifié de «provocation» le recul à 67 ans de l'âge limite pour des agents retraités souhaitant intégrer la réserve pénitentiaire. «Votre Lider Maximo a 72 ans», a rétorqué M. Dupond-Moretti, en référence à Jean-Luc Mélenchon, né en août 1951. Le ministre a par ailleurs défendu la pérennisation des caméras utilisables par les agents, «car ça évite un certain nombre d'agressions», avec un effet dissuasif sur les détenus.

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Vos réactions

Portrait de Rachelle65
12/juillet/2023 - 00h25

Nos Suédois ont intérêt a bien se tenir smiley

Portrait de Coventry
11/juillet/2023 - 20h53

Cool, ça va être super ils vont embaucher leurs copains des cités. Plus besoin de balancer par dessus les murs les téléphones, stupéfiants et autres trucs. En plus ils auront les clés.