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L'ancien chef de cabinet du maire de Saint Etienne, Pierre Gauttieri, mis en examen dans une affaire de sex-tape puis incarcéré pour "non respect de son contrôle judiciaire" a été remis en liberté

L'ancien chef de cabinet du maire de Saint Etienne, Pierre Gauttieri, mis en examen dans une affaire de sex-tape puis incarcéré mi-juin pour "non respect de son contrôle judiciaire" a été remis en liberté sur décision de la Chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Lyon.

Interpellé et conduit à la maison d'arrêt de Lyon-Corbas pour n'avoir pas payé dans les délais la caution fixée après sa mise en examen, il a été remis en liberté mardi "car il n'est pas démontré qu'il entendait se soustraire au cautionnement", a indiqué à l'AFP le parquet général près la Cour d'appel de Lyon.

Son contrôle judiciaire lui interdisant tout contact avec les autres protagonistes du chantage à la sex-tape, dont le maire de Saint-Etienne, l'ex-LR Gaël Perdriau, a été maintenu, selon la même source.

Cet Italien d'origine avait été mis en examen le 6 avril dernier des chefs de "chantage avec mise à exécution de la menace", "recel de bien obtenu à l'aide d'un détournement de fonds", "détournement de fonds publics par un dépositaire de l'autorité publique", "utilisation, conservation ou divulgation d'un document ou enregistrement portant sur des paroles ou images à caractère sexuel et obtenu par une atteinte à l'intimité de la vie privée".

Il avait été mis en examen en même temps que le maire et président de la métropole de Saint-Etienne, l'ex-LR Gaël Perdriau, suspecté de "chantage", ainsi qu'un ancien adjoint municipal Samy Kéfi-Jérôme et l'ex-compagnon de ce dernier, Gilles Rossary-Lenglet.

L'affaire a éclaté fin août 2022 quand M. Rossary-Lenglet a révélé à Mediapart l'existence d'une vidéo intime tournée en janvier 2015 dans laquelle on peut voir le centriste Gilles Artigues, rival politique de Gaël Perdriau, se faire masser par un homme dans une chambre d'hôtel à Paris.

Ce quinquagénaire affirmait dans sa confession avoir participé à ce "barbouzage de moeurs" à la demande du maire et de son entourage, dans le but de neutraliser politiquement l'élu centriste.

L'ex-chef de cabinet avait été placé sous contrôle judiciaire avec notamment l'obligation de fournir un cautionnement de 80.000 euros, 30.000 euros à verser avant le 5 mai 2023 et 50.000 avant le 30 novembre. Faute de versement dans les délais, son contrôle judiciaire avait été révoqué avec incarcération immédiate le 19 juin dernier.

Il a été remis en liberté car son avocat a fait valoir qu'il avait "engagé des démarches concrètes afin de mettre en vente deux biens immobiliers dont il est co-propriétaire avec son épouse", a indiqué une source judiciaire.

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Vos réactions

Portrait de COLIN33
5/juillet/2023 - 13h31 - depuis l'application mobile

Le contraire fut étonnant

Portrait de francois842021
5/juillet/2023 - 11h42

j'adore ce monde ou tous les honnetes gens sont libres 

Portrait de seb2746
5/juillet/2023 - 11h13

En liberté, c'est beau la politique et la justice.

Portrait de Grock
5/juillet/2023 - 11h03

Sans blaaague...smiley