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La séparation des parents fait nettement baisser le niveau de vie des enfants et entraîne pour eux un risque important de vivre dans la pauvreté, selon une étude

La séparation des parents fait nettement baisser le niveau de vie des enfants et entraîne pour eux un risque important de vivre dans la pauvreté, selon une étude de l'Ined publiée dans Population et Sociétés. En moyenne, 29% des enfants dont les parents viennent de se séparer vivent sous le seuil de pauvreté, contre 13% des enfants vivant avec leurs deux parents. Cet effet est durable, car cinq ans après la rupture, 23% restent pauvres, selon l'Institut national d'études démographiques.

Même si la rupture conjugale n'aboutit pas à une situation de pauvreté, le niveau de vie des enfants dont les parents se séparent baisse de 15% par rapport à l'année précédant la rupture et de 10% l'année suivante.

Cette baisse de niveau de vie se traduit pendant plusieurs années après la rupture par une baisse de certaines dépenses, comme le fait de partir en vacances au moins une semaine par an. Pour les enfants, recevoir des amis à la maison devient plus rare, sans doute car le logement est plus petit et des liens amicaux se sont distendus, relève l'Ined.

L'Institut constate toutefois une nette amélioration lorsque le parent se remet en couple.

L'étude examine aussi l'effet des différents modes de résidence sur le niveau de vie des enfants, qui baisse davantage pour ceux vivant avec leur mère.

Lors d'une séparation, la situation économique des femmes se dégrade plus que celle de leur conjoint: ainsi lorsque l'enfant réside principalement avec la mère, son niveau de vie baisse de 24% l'année de la séparation, soit deux fois plus que quand il vit avec le père.

Ce niveau de vie baisse de 10% lorsqu'il vit en résidence alternée, les parents qui choisissent cette option étant en moyenne plus aisés.

Dans le cas des gardes alternées, l'écart entre les deux foyers peut être très important et certains enfants ne sont pauvres qu'avec un de leurs parents. 6% sont pauvres dans les deux ménages, 24% dans un seul ménage (15% chez la mère, 9% chez le père) et 70% dans aucun ménage.

Quatre enfants sur dix vivent la moitié du temps avec un parent qui a un niveau de vie supérieur de plus de 50% à l'autre.

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Vos réactions

Portrait de Greenday2013
2/mai/2023 - 13h23

Cette étude est inutile, elle ne fait que souligner des évidences.