
La justice a prononcé un non-lieu définitif en faveur du directeur du ballet de Nice-Méditerranée, Éric Vu-An, accusé de harcèlement moral et de discrimination par une danseuse, a-t-on appris auprès de son avocat. Quatre ans après une plainte déposée en 2018, un non-lieu avait été prononcé en juillet faute de charges suffisantes.
La plaignante avait alors fait appel mais s'est finalement désistée début mars, conduisant la chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Aix-en-Provence à constater ce désistement dans un arrêt du 30 mars consulté par l'AFP, ce qui rend le non-lieu «définitif», s'est félicité Nikita Sichov, avocat de Éric Vu-An.
«Après cinq ans de procédure, aucune charge, ni même aucun indice grave ou concordant de faits de harcèlement ou de discrimination n'ont été retenus à l'encontre de M. Vu-An, dont l'innocence est aujourd'hui consacrée», a réagi Nikita Sichov. Gaëla Pujol, danseuse du Ballet Nice-Méditerranée, avait porté plainte en 2018 pour «discrimination et harcèlement moral» à l'encontre du directeur artistique du ballet, estimant que sa récente maternité était directement à l'origine du non-renouvellement de son contrat de travail.
Arrivée en 2013 à Nice, elle était l'une des principales solistes du Ballet Nice Méditerranée.
En septembre 2020, le juge administratif avait donné raison à la danseuse, poussant la mairie à annoncer sa réintégration. «Les éléments produits par la requérante sont suffisants pour faire présumer l'existence d'une discrimination fondée sur sa maternité», avait indiqué le tribunal administratif de Nice, s'appuyant notamment sur les témoignages de plusieurs autres danseuses ayant subi des pressions au moment d'une grossesse.
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