24/03/2023 15:31

La cour d’assises de Paris a acquitté un homme accusé d’avoir tué par balles un membre d’une bande rivale et d’en avoir blessé deux autres lors d’une rixe dans le XIXe arrondissement en 2017

La cour d’assises de Paris a acquitté jeudi un homme de 26 ans qui était accusé d’avoir tué par balles un membre d’une bande rivale et d’en avoir blessé deux autres lors d’une rixe dans le XIXe arrondissement en 2017. « La cour vous acquitte de l’ensemble des accusations », a indiqué la présidente de la cour d’assises Charlotte Bilger, au terme de quatre heures de délibéré.

Dans le box, Kamel Zelloufi avait nié toute implication dans les rivalités de quartiers et affirmé s’être trouvé chez lui le soir des faits.

Jugé depuis lundi pour homicide volontaire, tentative d’homicide volontaire et association de malfaiteurs, il encourait la réclusion criminelle à perpétuité.

Incarcéré en décembre 2017 dans le cadre d’une affaire de cambriolage en récidive, qui lui a valu une condamnation à deux ans et demi de prison en 2021, désormais purgée, il avait ensuite été placé en détention provisoire pour ce dossier. Il est ressorti libre à l’issue du verdict.

Dans l’après-midi, l’avocat général Rémi Crosson du Cormier avait requis quinze ans de réclusion, une peine selon lui « à la hauteur de la douleur causée » à la famille de la victime décédée, et nécessaire face à « ces actes de vengeance » que « la société ne peut tolérer ».

« La justice, c’est ici dans cette salle, ça n’est pas dans la rue », avait-il ajouté.

Dans la soirée du 22 septembre 2017, une vingtaine de jeunes du quartier Riquet avaient essuyé des coups de feu de la part d’une bande rivale, issue du quartier Cambrai. Trois avaient été touchés dont l’un, Boubou Y., qui venait d’avoir 18 ans, était décédé dans la nuit à l’hôpital.

Selon l’accusation, si les images de vidéosurveillance ne permettaient pas formellement d’identifier l’accusé comme l’auteur des coups de feu, il y avait suffisamment d’éléments pour le condamner, issus notamment d’interceptions téléphoniques. Ses avocats avaient plaidé l’acquittement, estimant qu’il n’avait « pas eu droit à une instruction équitable ».

 

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