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Des jumeaux, définitivement condamnés pour terrorisme pour être partis ensemble faire le djihad en Syrie, ont été déchus de leur nationalité française

Des jumeaux inséparables, définitivement condamnés pour terrorisme pour être partis ensemble faire le djihad en Syrie en 2014, ont été déchus de leur nationalité française, selon un décret paru au Journal officiel.

Nés à Gien (Loiret), les deux frères aujourd'hui âgés de 30 ans, Tuncay et Tugay Durmaz, avaient été condamnés en octobre 2017 par le tribunal correctionnel de Paris à six ans de prison pour association de malfaiteurs terroriste, des peines confirmées en appel un an plus tard.

Jumeaux fusionnels, issus d'une famille turque musulmane non pratiquante, Tuncay et Tugay Durmaz ont toujours tout fait ensemble : mêmes études dans le Loiret, même appartement, même travail comme agents de sécurité avant de passer tous deux brièvement par l'armée de terre. Les deux frères avaient expliqué au cours de leur premier procès s'être «radicalisés progressivement sur Internet» début 2014, après avoir été licenciés de la même société et alors qu'ils étaient retournés vivre chez leurs parents.

En avril 2014, ils avaient pris, toujours ensemble, le chemin de la Syrie via la Turquie, espérant «faire la révolution» contre Bachar el-Assad, quitte à combattre. Ils avaient été condamnés pour avoir rejoint l'organisation État islamique, pour avoir bénéficié en Syrie d'une formation militaire et y avoir mené, pour le compte du groupe djihadiste, des missions de surveillance et de combat. Ils étaient rentrés en France via la Turquie à l'automne 2014, d'abord Tuncay Durmaz, puis Tugay, blessé, et n'avaient été interpellés qu'en mai 2016.

Depuis 2019, une vingtaine de déchéances de nationalité ont été prononcées pour terrorisme en France, selon des chiffres officiels. En France, ne peuvent être déchus de leur nationalité que les bi-nationaux (pour ne pas rendre une personne apatride), mais pas ceux, parmi eux, qui sont nés Français. La déchéance de nationalité peut être décidée en cas d'atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ou en cas de condamnation pour crime ou délit terroriste. Elle est prononcée par décret du premier ministre, après avis conforme du Conseil d'État.

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Vos réactions

Portrait de Mon nom
16/mars/2023 - 20h03

ENFIN!!!!!! Aux suivants.

Portrait de COLIN33
16/mars/2023 - 08h07 - depuis l'application mobile

Enfin une décision adaptée !