07:31

La police brésilienne a annoncé avoir réuni des "preuves solides" permettant d'identifier "le cerveau" du meurtre en juin d'un journaliste britannique et d'un expert brésilien des peuples indigènes

La police brésilienne a annoncé avoir réuni des "preuves solides" permettant d'identifier "le cerveau" du meurtre en juin d'un journaliste britannique et d'un expert brésilien des peuples indigènes en Amazonie. La police fédérale (PF), dont l'enquête est "pratiquement close", à "90%", a conclu que Ruben da Silva Villar, alias "Colombia", a ordonné les assassinats du journaliste britannique Dom Phillips, 57 ans, et de l'expert brésilien Bruno Pereira, 41 ans, a déclaré le chef de la PF de l'Etat d'Amazonas, Eduardo Fontes, lundi soir lors d'une conférence de presse.

"Les enquêtes sont en phase finale et nous avons de fortes indications qui désignent +Colombia+ comme le cerveau de ces crimes", a-t-il dit. En détention depuis décembre, Ruben da Silva Villar est soupçonné de diriger une organisation criminelle de pêche illégale dans la vallée de Javari, où ont été commis les crimes.

Cette vaste étendue de jungle isolée aux frontières du Brésil avec le Pérou et la Colombie, est en proie à une recrudescence des activités de pêche illégale, d'exploitation forestière et minière, et de trafic de drogue. B

runo Pereira luttait contre la pêche illégale dans la réserve indigène de cette vallée qui compte la plus grande concentration de tribus jamais entrées en contact avec le reste du monde. "Le contrôle de la pêche illégale qui était exercé par Bruno (Pereira) a porté un grand préjudice au groupe criminel", a expliqué le chef de la police d'Amazonas.

Les chefs indigènes qui coopéraient avec Bruno Pereira accusaient déjà formellement "Colombie" d'avoir ordonné la mort de l'expert brésilien pour avoir organisé des patrouilles indigènes qui ont saisi des cargaisons de pêche illégale.

En plus de "Colombia", trois hommes - dont deux frères - sont également sous les verrous", accusés d'avoir pris part au double meurtre ou aidé à la dissimulation des corps.

Arrêté en juillet et placé en détention, "Colombia" avait été libéré sous caution en octobre. Mais la justice fédérale avait ordonné son retour derrière les barreaux pour non-respect des ses obligations d'assignation à résidence.

Dom Phillips, journaliste indépendant pour le Guardian, le New York Times et d'autres grands journaux, voyageait avec son ami Bruno Pereira pour faire des recherches sur un livre en cours d'écriture intitulé "Comment sauver l'Amazonie".

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de lumelec
25/janvier/2023 - 09h34

J'ai cru que c'était la photo de Denis Brogniard sur le moment oupsss