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L'Assemblée nationale se prononce aujourd’hui sur le projet de loi d'accélération des énergies renouvelables, un vote qui pourrait être serré en raison de l'abstention des écologistes et des hésitations des socialistes

L'Assemblée nationale se prononce mardi sur le projet de loi d'accélération des énergies renouvelables, un vote qui pourrait être serré en raison de l'abstention des écologistes et des hésitations des socialistes. "Il y a eu des discussions jusqu'au bout et beaucoup d'appels ce week-end", glisse-t-on du côté du ministère de la Transition énergétique, qui compte et recompte les forces en présence avant le scrutin solennel en fin d'après-midi, au bout de cette première lecture.

Une source ministérielle assure "ne pas avoir d'inquiétude" quant à un vote favorable, mais "pas avec une nette avance". Une abstention d'une partie de la gauche suffit aux macronistes. Mais ils auraient espéré davantage d'allant autour d'un texte qui vise à déployer plus rapidement les projets éoliens et photovoltaïques, et qui avait obtenu un large aval du Sénat début novembre.

"Ce projet de loi accélère de plusieurs années les projets d'énergies renouvelables. C'est un fait. Donc soit les groupes d'opposition (de gauche) sont cohérents avec leur programme présidentiel et législatif (...), soit ils restent dans la posture politique et choisissent l'opposition de principe", affirme la ministre Agnès Pannier-Runacher, sollicitée par l'AFP.

Les écologistes ont déjà promis une "abstention d'attente" pour "mettre la pression" avant la suite. "On attend mieux", par exemple sur le déploiement des renouvelables sur le bâti existant, souligne la cheffe du parti EELV Marine Tondelier. "Ils ne saisissent pas la main tendue", critique le député macroniste Pieyre-Alexandre Anglade, qui redoute que cela renforce "ceux qui disent dans la majorité qu'il ne faut travailler qu'avec la droite".

Les insoumis s'abstiendront ou voteront contre, et les communistes s'apprêtent à s'opposer au texte. Au PS, le groupe entend trancher mardi matin entre abstention et soutien. Et le gouvernement espère aussi s'appuyer sur le petit groupe indépendant Liot. Si l'Assemblée nationale donne son feu vert, une commission mixte réunira des députés et sénateurs, a priori le 24 janvier, pour tenter d'établir un texte de compromis, en vue d'une adoption définitive en février.

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