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Plus de 250 élus de gauche franciliens demandent à la Première ministre Elisabeth Borne le report de l’ouverture à la concurrence du réseau de transports en Ile-de-France

Plus de 250 élus de gauche franciliens demandent à la Première ministre Elisabeth Borne le report de l’ouverture à la concurrence du réseau de transports en Ile-de-France, prévu début 2025 pour les bus, estimant que ce processus a déjà un impact sur les difficultés actuelles de la RATP.

Dans une lettre ouverte adressée lundi à la cheffe du gouvernement, ces élus, maires (Anne Hidalgo), élus locaux ou parlementaires (Olivier Faure, Mathilde Panot, Sandrine Rousseau, Pierre Laurent...), lui demandent de « surseoir (au) processus de privatisation pour l’ensemble des transports d’Île-de-France » en « intervenant » auprès de Valérie Pécresse, présidente LR de la région Ile-de-France et de son autorité régulatrice des transports, Ile-de-France Mobilités (IDFM).

Mme Pécresse a « souhaité l’ouverture au secteur privé des lignes de bus aujourd’hui exploitées par la RATP », opérateur public dont l’Etat est l’unique actionnaire, « sans consultation des usagères et usagers, ni des salariés des transports, ni des élus franciliens », estiment les signataires.

Pour ces derniers, « la mise en concurrence et les conditions de travail actuelles et futures affectent gravement la qualité de service et la sécurité des usagers », notamment parce que « les offres les "moins-disantes" » sur le plan social « ont été privilégiées par IDFM dans les premiers lots publiés ».

Confrontée à des difficultés de recrutement, un absentéisme préoccupant, des grèves et des problèmes de maintenance du matériel, la RATP peine depuis plusieurs mois à faire circuler correctement ses autobus et métros, avec pour conséquence des temps d’attente parfois très longs et des véhicules bondés.

Dans ses voeux diffusés samedi, Valérie Pécresse a promis que les pénalités « exceptionnellement fortes » que la RATP va devoir verser pour cause de service défaillant seraient reversées en compensation aux usagers.

Pour ses opposants de gauche, « le processus implacable de préparation du transfert d’une partie du personnel » vers des opérateurs privés explique « pour partie la pénurie historique de conductrices et de conducteurs » dans la région capitale.

Le calendrier défini par IDFM pour les bus « coïncide » avec l’organisation des JO, soulignent également les élus de gauche pour qui il s’agit là d’un argument supplémentaire contre un « grand saut dans le moins-disant social et dans l’inconnu organisationnel ».

 

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Vos réactions

Portrait de Leon48Leon
4/janvier/2023 - 09h59 - depuis l'application mobile

Il faudrait déjà qu’il y ait des chauffeur.e.s