22/12/2022 11:16

Un collectif de plus de 5.000 médecins, soignants et agents hospitaliers appelle à agir d'"urgence" face à un hôpital public "en train de se fissurer et bientôt de s'écrouler", dans une tribune adressée notamment à Emmanuel Macron

Un collectif de plus de 5.000 médecins, soignants et agents hospitaliers appelle à agir d'"urgence" face à un hôpital public "en train de se fissurer et bientôt de s'écrouler", dans une tribune adressée notamment à Emmanuel Macron, publiée dans Le Monde. "Les pouvoirs publics, à commencer par le chef de l'Etat lui-même, doivent avoir conscience que l'hôpital public est en train de se fissurer et bientôt de s'écrouler. Aujourd'hui, il s'agit ni plus ni moins d'empêcher qu'il ne redevienne l'hospice du XIXe siècle", lancent-ils dans ce texte diffusé à quelques jours de Noël.

Pour ces soignants, dont plusieurs chefs de structures, "l'hôpital public n'est plus capable d'amortir la moindre crise sanitaire, même si elle est prévisible, comme la chaleur en été et la bronchiolite en hiver".

Un constat qui rejoint celui de Rémi Salomon mercredi matin sur BFMTV/RMC: "face à ces épidémies très fortes, on a un hôpital en difficulté, des lits fermés, une capacité d'accueil réduite"

"Les urgences sont saturées partout. Aujourd'hui, on est dans une situation critique partout", a alerté le président de la Conférence des présidents de Commission médicale d'établissement des CHU.

Aux yeux des signataires de la tribune, "les mesures déjà prises à l'initiative du président de la République sont loin d'être négligeables, mais elles ont été insuffisantes pour corriger quinze ans de restrictions. Dix-huit mois après le Ségur de la santé, la situation s'est encore aggravée et la confiance des soignants s'est profondément dégradée".

Ils renouvellent "avec force quatre propositions concrètes pour sauver l'hôpital public", à "mettre en oeuvre très rapidement".

Le collectif de soignants réclame, entre autres, un horaire défini et un ratio maximal de patients par infirmière, ce qui nécessiterait d'embaucher "environ 100.000 infirmières" sur trois ans.

Il plaide aussi pour la poursuite de la revalorisation financière amorcée par le Ségur, en priorité "pour valoriser le travail de nuit et de week-end et prendre en compte le coût élevé du logement des soignants travaillant dans les grandes villes".

Un "vrai changement de gouvernance" de l'hôpital, pour sortir de la logique de "gestion financière", et un changement du mode de financement figurent aussi dans leurs préconisations.

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