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Donald Trump a protesté cette nuit contre la nomination par le ministre américain de la Justice, d'un procureur expert en crimes de guerre pour enquêter de façon indépendante sur l'ex-président

Donald Trump a protesté cette nuit contre la nomination par le ministre américain de la Justice, d'un procureur expert en crimes de guerre pour enquêter de façon indépendante sur l'ex-président, trois jours après sa déclaration de candidature à la présidentielle de 2024. Lors d'une allocution télévisée, le ministre Merrick Garland a confié cette mission extrêmement "sensible" à Jack Smith, procureur basé à La Haye du Tribunal spécial pour le Kosovo.

L'ancien président républicain, qui a immédiatement dénoncé auprès de journalistes de Fox une décision "politique" et "injuste", s'est de nouveau insurgé dans la soirée.

"Ce terrible abus de pouvoir est le dernier en date dans une longue série de chasses aux sorcières qui ont débuté il y a longtemps", a-t-il lancé lors d'un discours depuis sa résidence de Floride, assurant que le procureur spécial n'allait "pas enquêter de façon impartiale". C'est pourtant pour se garder de tels soupçons que Merrick Garland, prenant acte de la décision du républicain de briguer un nouveau mandat et de l'intention du président démocrate Joe Biden de faire de même, a jugé "dans l'intérêt du public" de charger ce procureur de reprendre deux enquêtes menées depuis des mois par la justice américaine. La première porte sur les efforts du milliardaire républicain pour changer les résultats de la présidentielle de 2020, la seconde sur sa gestion des archives de la Maison Blanche.

Le procureur américain Jack Smith, chargé de superviser les enquêtes sur Donald Trump, photographié le 9 novembre 2020 lors d'une audience du Tribunal spécial pour le Kosovo à La Haye

Après avoir réuni tous les éléments, le procureur spécial "exercera son jugement professionnel de manière indépendante pour décider si il doit y avoir une inculpation", dans l'un ou l'autre de ces dossiers, a précisé M. Garland. Le procureur spécial ne sera toutefois chargé que d'émettre une recommandation et il reviendra au ministre de trancher.

S'il devait finalement inculper Donald Trump sur cette base, sa décision sera plus difficile à attaquer. L'ouverture de poursuites n'empêcherait pas le magnat de l'immobilier de concourir, mais jetterait une ombre sur sa candidature. Démentant toute instrumentalisation de l'appareil judiciaire, la porte-parole de la Maison Blanche Karine Jean-Pierre a pour sa part assuré que le président Biden n'avait pas été informé au préalable de la décision de son ministre. Dans un communiqué, le procureur Smith a promis d'agir "vite", "en toute indépendance" et "de manière approfondie".

La première enquête qui lui a été confiée porte sur les efforts de Donald Trump pour contester sa défaite à la présidentielle de 2020, jusqu'à l'assaut mené par ses partisans contre le Capitole le 6 janvier 2021. Cette enquête tentaculaire a déjà entraîné l'inculpation de près de 900 personnes ayant directement participé aux violences. Mais les procureurs n'ont jamais exclu de s'intéresser à d'autres acteurs.

"Chaque personne qui est pénalement responsable des efforts pour annuler l'élection devra répondre de ses actes", a déclaré à plusieurs reprises Merrick Garland.

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Vos réactions

Portrait de PhilRAI
20/novembre/2022 - 10h43
COLIN33 a écrit :

je souhaite qu'il ne puisse pas se faire élire président, après ce qu'il a provoqué au Capitole cet homme est fou et anti démocratie !!!!

Vous n'avez toujours pas compris qu'il n'a rien provoqué du tout et que ce n'est qu'une manipulation de ses adversaires ?

Portrait de COLIN33
19/novembre/2022 - 19h40 - depuis l'application mobile

je souhaite qu'il ne puisse pas se faire élire président, après ce qu'il a provoqué au Capitole cet homme est fou et anti démocratie !!!!

Portrait de PhilRAI
19/novembre/2022 - 10h54

"Chaque personne qui est pénalement responsable des efforts pour annuler l'élection devra répondre de ses actes", a déclaré à plusieurs reprises Merrick Garland."

Donc les US qui donnent des leçons de démocratie au monde entier interdisent la contestation du résultat d'élections qui en plus comportent de nombreux points de suspicion de fraude.