30/10/2022 10:16

Deux-Sèvres : Jean-Luc Mélenchon met en cause la police après des incidents qui ont fait de nombreux blessés parmi les gendarmes et les militants - VIDEO

Gérald Darmanin a annoncé ce samedi soir que "61 gendarmes avaient été blessés, dont 22 sérieusement", lors des heurts qui ont éclaté à Sainte-Soline (Deux-Sèvres) entre les forces de l'ordre et les opposants à la construction d'une retenue d'eau ("megabassine") pour l'irrigation agricole.

Une situation qui a déclenché la colère de Jean-Luc Mélenchon. Sur Twitter, il indique: "Manif pacifique contre les bassines. Et une nouvelle fois, trois députés frappés et aspergés de gaz lacrymo : Lisa Belluco EELV, Manon Meunier et Loïc Prud’homme LFI."

Mais surtout, le leader de La France Insoumise met une nouvelle fois en cause la police en écrivant: "Une Police républicaine ?"

 

Quant aux écologistes, ils se défendent après les débordements à Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres. "Il n'y a qu'un seul responsable, c'est le donneur d'ordre, Gérald Darmanin", assure sur franceinfo Sandra Regol, au lendemain des heurts lors d'un rassemblement interdit contre une "méga-bassine" pour l'irrigation agricole. "Ce qui est raté, c'est d'avoir déployé une force aussi disproportionnée face aux manifestants qui n'étaient pas là pour porter atteinte ou porter préjudice aux forces de l'ordre."

Rappelons que des manifestants «antibassines» ont réussi à forcer des grilles protégeant le chantier de la réserve d’eau de Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres, a constaté un journaliste de l’AFP. Une partie d’entre eux a également réussi à parvenir à l’intérieur, selon cette même source. Quelque 4 000 manifestants étaient partis en trois cortèges pour contourner le dispositif de 1 500 gendarmes destiné à protéger ce chantier de réserve d’eau pour l’irrigation. Des heurts ont émaillé le rassemblement, Selon un dernier bilan, sept gendarmes ont été blessés et six manifestants interpellés, selon une source proche du dispositif de sécurité mis en place. Les journalistes de l’AFP ont observé trois blessés parmi les manifestants, touchés à la tête, au nez et à une jambe.

Parmi eux Julien Le Guet, l’un des porte-parole du collectif «Bassines Non Merci» qui avait appelé à manifester, le visage bandé et avec un filet de sang le long du nez après une brève interpellation. «Nous constatons face aux forces de l’ordre de violents tirs de mortiers, des cocktails Molotov et des jets de projectiles divers», a déclaré à la presse la préfète des Deux-Sèvres, Emmanuelle Dubée, qui avait publié des arrêtés interdisant toute manifestation dans la zone.

Avec une surface à couvrir de plusieurs hectares à travers des champs céréaliers, les forces de l’ordre ont eu du mal à contenir la foule, dans laquelle des centaines de militants côtoyaient des familles et de nombreux retraités. Des grenades lacrymogènes ont été lancées et des élus arborant leur écharpe tricolore molestés, notamment la députée écologiste de la Vienne, Lisa Belluco, selon un photographe de l’AFP. Après un face-à-face tendu d’environ une heure au bord de la réserve, les manifestants ont fait demi-tour vers le champ prêté par un paysan pour qu’ils puissent y installer un campement.

L’objectif des organisateurs de ce rassemblement était de «Réussir à atteindre la bassine, à enlever toutes les grilles qui protègent le chantier, à reboucher le début du trou, empêcher la reprise des travaux», selon un tract diffusé sur place avant le départ des cortèges.

«Sainte-Soline, c’est 720 000 mètres cubes d’eau sur plus de 10 hectares, 18 kilomètres de tuyaux pour des agriculteurs, dont pas un n’a renoncé aux pesticides. On ne veut pas que ça se fasse ici, on ne veut pas que ça se fasse ailleurs», a déclaré samedi Melissa Gingreau, porte-parole du collectif Bassines non merci, qui rassemble des associations environnementales, organisations syndicales et groupes anticapitalistes.

Ces milliers de militants, pour la plupart arrivés à pied pour contourner les restrictions de circulation, étaient rassemblés samedi midi dans un champ prêté par un paysan, constellé de barnums et d’un chapiteau jaune portant l’inscription «Maïs pour tous, justice nulle part».

«Aujourd’hui, ça va bien se passer, les forces de l’ordre n’auront pas d’autre choix que de reculer et nous allons danser dans ce cratère», assure pour sa part Julien Le Guet, autre porte-parole de Bassines non merci. La préfète des Deux-Sèvres, Emmanuelle Dubée, a dit samedi redouter «une manifestation violente» et rappelé qu’elle était «interdite», en raison des dégradations et heurts ayant émaillé un précédent rassemblement en mars.

«Nous ne laisserons pas un cortège revendicatif, ou des groupes d’individus, s’approcher du chantier de la réserve de substitution», a-t-elle ajouté.

Outre les 1 500 gendarmes mobilisés, au moins deux hélicoptères sillonnent la zone. «C’est aberrant d’accaparer toute l’eau disponible pour quelques cultivateurs» Les réserves de substitution sont des cratères à ciel ouvert, recouverts d’une bâche en plastique et remplis grâce au pompage de l’eau des nappes phréatiques superficielles l’hiver. Ils peuvent stocker jusqu’à 650 000 m³ (soit 260 piscines olympiques) d’eau pour irriguer l’été, quand les précipitations se font plus rares. Celle de Sainte-Soline est la deuxième d’un projet de 16 élaboré par un groupement de 400 agriculteurs réunis dans la Coop de l’eau, pour «baisser de 70 % les prélèvements en été», dans cette région encore soumise à des restrictions d’irrigation après une sécheresse estivale hors norme.

«On est le 29 octobre, c’est sec partout, c’est aberrant d’accaparer toute l’eau disponible pour quelques cultivateurs de maïs», a dénoncé l’eurodéputé Yannick Jadot, présent sur place comme d’autres élus écologistes, dont la députée Sandrine Rousseau.

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Vos réactions

Portrait de bruno.13
1/novembre/2022 - 01h13

Et on parle de ces élus LFI et EELV qui viennent pleurer pour avoir été repoussés par les forces de l'ordre alors que cette manifestation était interdite. Des élus qui ne respectent pas la loi républicaine sont indignes de l'être. Ce sont donc eux aussi des écoterroristes et sont au même niveau que tous ces crétins

Portrait de Bigpower
31/octobre/2022 - 09h13

Jean Luc Mélenchon, toujours le premier à dénoncer des soi-disant "violences policières" quand ses petits copains se prennent un peu de lacrymo dans les yeux, et silence assourdissant au sujet des centaines de crimes et délits causées chaque jour par ses protégés immigrés clandestins...

Portrait de KERCLAUDE
31/octobre/2022 - 07h42

Manifestation interdite . donc rien de plus à dire. 

Portrait de Vosegus
30/octobre/2022 - 18h03
BOULOU nounou a écrit :

le trou en question fait 720.000 m3, pratiquement 8 mètres de hauteur sur 10 hectares, cela représente pratiquement 300 piscines olympiques mais ce n'est pas la seule, entre ce qui existe déjà et les prévisions c'est pratiquement une centaine de ces bassines qui vont exister dans cette région.

L'agriculture draine les terres agricoles, l'eau ne va donc plus dans les nappes et les bassines elles sont remplies par l'eau de la nappe....

avant une catastrophe qui s'annonce il est bon d'attirer l'attention des pouvoirs publics qui n'ont pas du tout envie d'entendre les écolos.

Depuis l'âge de bronze, l'homme  tente de réguler l'eau à son profit afin d'éviter les aléas de la météo. Sur le site de Petra (300 av J.C) on trouve des rigoles et des citernes taillées dans la pierre. Les Romains ont construit des aqueducs, des citernes, des bains, des thermes etc... et même des égouts sous les colisées. 

Rien à ce jour confirme que l'eau de ces étangs artificiels (Ehh oui, ce ne sont pas des bassines quand on parle de telles surfaces) provienne des nappes phréatiques mais de l'eau des rivières qui, elle, n'alimente pas les nappes phréatiques. Ce sont les pluies modérées et longues (plusieurs jours) et la fonte des neiges qui alimentent les nappes. 

Vous avez bien appris le discours de Sardine Ruisseau, mais ça ne le fait vraiment pas avec des gens sérieux. 

 

 

Portrait de Vosegus
30/octobre/2022 - 12h42
L ‘€cume des choses. a écrit :

 le champ où sont réunis les manifestants est mis à disposition par un agriculteur, lui même opposé au projet, ce n'est donc pas sur la voie publique, lesquels manifestants ne sont tous des écolos de salon, pour rependre vos expression, il y également de nombreux agriculteurs

les champs qu'ils ont traversé en large pour affronter les forces de l'ordre n'étaient pas mis à disposition, ni les cultures qu'ils ont piétiné.

Et vous, qui avez toujours le "dura lex, sed lex" à la commissure des lèvres, on ne vous entend pas ce coup ci alors que la manifestation était interdite par la préfecture. 

Portrait de Vosegus
30/octobre/2022 - 12h07
BOULOU nounou a écrit :

il y avait quelque chose a casser au milieu de ces champs ? rien ! alors mobiliser 1500 gendarmes plus deux hélicos c'est pas un peu trop ? Si les forces de l'ordre avaient laissé les manifestants tranquilles que ce serait il passé , pas grand chose a mon avis, a part tomber dans l'eau.

Pardon ? 

Déjà ces écolos de salon traversent des champs (certains encore en culture) donc ne respectent pas le droit à la propriété d'autrui. 

Ensuite, ils le disent eux même, ils sont venus pour reboucher le trou, donc destruction de chantier et de travaux en plus d'introduction sur une propriété privée. 

Et je peux continuer sur les poursuites juridiquement possibles. 

Portrait de Favie500
30/octobre/2022 - 12h01

Mais ferme-la par pitié....

Portrait de Favie500
30/octobre/2022 - 12h00
Vosegus a écrit :

Ce que guignol insoumis oublie de dire, c'est que cette manifestation était interdite et donc que les élus en écharpe tricolore qui y participaient, étaient non seulement hors la loi mais démontrent aussi leur irrespect de leur mandat comme de la république. 

Exact. de toute façon la nupes ne respecte rien. 

Portrait de Favie500
30/octobre/2022 - 11h59
BOULOU nounou a écrit :

il y avait quelque chose a casser au milieu de ces champs ? rien ! alors mobiliser 1500 gendarmes plus deux hélicos c'est pas un peu trop ? Si les forces de l'ordre avaient laissé les manifestants tranquilles que ce serait il passé , pas grand chose a mon avis, a part tomber dans l'eau.

Je pense qu'il aurait pu saccager l'ouvrage déjà en place.

Portrait de Wouhpïnaise
30/octobre/2022 - 11h34
Vosegus a écrit :

Ce que guignol insoumis oublie de dire, c'est que cette manifestation était interdite et donc que les élus en écharpe tricolore qui y participaient, étaient non seulement hors la loi mais démontrent aussi leur irrespect de leur mandat comme de la république. 

Tout-à-fait. Mais que voulez-vous... Ces révolutionnaires d'opérette sont prêts à tout pour foutre le bordel dans le pays et faire grimper la colère des citoyens. Il n'y a qu'à voir leur comportement dans l’hémicycle.

Portrait de Vosegus
30/octobre/2022 - 11h15

Ce que guignol insoumis oublie de dire, c'est que cette manifestation était interdite et donc que les élus en écharpe tricolore qui y participaient, étaient non seulement hors la loi mais démontrent aussi leur irrespect de leur mandat comme de la république. 

Portrait de Wouhpïnaise
30/octobre/2022 - 10h53

Ce type transpire la haine.  Beurk !