14/10/2022 07:46

Le maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau, englué dans une affaire de chantage à la vidéo intime, annonce porter plainte contre Eric Ciotti pour «injures publiques»

Le maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau, englué dans une affaire de chantage à la vidéo intime et fraîchement exclu des Républicains, a annoncé  sur Facebook porter plainte contre son ancien parti pour «diffamation» et contre Eric Ciotti pour «injures publiques».

«Je suis attristé de voir Les Républicains renoncer aux valeurs de justice, au premier rang desquelles la présomption d'innocence», a-t-il fulminé dans un message sur Facebook annonçant que «ces excès» l'avaient «conduit à déposer plainte» contre les Républicains et le député des Alpes-Maritimes. Le parti a annoncé mardi à l'unanimité l'exclusion définitive du maire de 50 ans après une série de révélations de Mediapart sur un chantage à la sextape visant son ancien premier adjoint Gilles Artigues. Ce dernier a déposé plainte et une enquête judiciaire a été ouverte.

«Je suis choqué par la rapidité et les conditions dans lesquelles cette décision irrespectueuse de mes droits et de ma personne a été prise», a ajouté Gaël Perdriau.

L'édile nie en bloc les faits qui lui sont imputés par Mediapart et clame son innocence, invoquant une histoire qui «vise à (le) détruire».

Gaël Perdriau, maire depuis 2014 et réélu en 2020, précise dans son post poursuivre son ancien parti pour «diffamation», mais aussi Eric Ciotti pour «injures publiques». Dans la foulée des révélations de Mediapart, l'ancien candidat à la présidence du parti avait qualifié dans un tweet l'édile ligérien «d'ignoble».

Gaël Perdriau avait déjà été démis de ses responsabilités de vice-président des Républicains en décembre 2021 par Christian Jacob, après ses propos critiques à l'égard d’Eric Ciotti, mais aussi de Valérie Pécresse.

L'affaire stéphanoise a éclaté fin août quand un ancien proche de la municipalité a fait des confessions détaillées au site Mediapart sur un «barbouzage de moeurs» commandité selon lui par le maire et son entourage dans le but de neutraliser l'ex-premier adjoint centriste, Gilles Artigues. Selon ce proche, l'opération lui a été rétribuée via des prestations fictives facturées à deux associations culturelles locales subventionnées par la mairie.

Le maire de Saint-Etienne, entendu en garde à vue le 13 septembre, a toujours assuré n'avoir pas commandité la sex-tape où l'on voit l'ex-premier adjoint se faire masser par un homme dans une chambre d'hôtel à Paris. Il dément avoir utilisé ces images qui remonteraient à 2014 pour faire pression sur le centriste, afin de le dissuader de toute dissidence.

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