10/10/2022 15:31

Marlène Schiappa déplore que "La France Insoumise s'enfonce dans l'antiféminisme" après les propos de Jean-Luc Mélenchon critiquant le "lynchage" d'Adrien Quatennens

La secrétaire d'État chargée de la Vie associative, Marlène Schiappa, a déploré que "LFI s'enfonce dans l'antiféminisme" après les propos de Jean-Luc Mélenchon critiquant le "lynchage" de son ancien bras droit Adrien Quatennens, auteur de violences conjugales.

"J'ai été profondément choquée des propos de Jean-Luc Mélenchon qui dit que M. Quatennens est victime de gifles politiques", s'est indignée sur Public Sénat celle qui préside la nouvelle cellule interne de "protection contre les violences sexistes et sexuelles" du parti présidentiel Renaissance.

"C'est triste aussi pour les féministes qui sont engagés sincèrement dans la Nupes", a-t-elle ajouté, regrettant que "LFI s'enfonce dans l'antiféminisme".

Selon elle, Jean-Luc Mélenchon "fait reculer la cause" féministe et "on revient cinq ans en arrière, à une époque où il n'y avait pas de consensus pour dire que frapper sa femme, c'était grave".

Le porte-parole du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale, Benjamin Haddad, a critiqué lui aussi lundi sur Sud Radio le "cynisme" de Jean-Luc Mélenchon, en faisant observer qu'"on ne peut pas minorer" ce qu'a fait Adrien Quatennens.

Le chef de file de La France Insoumise a estimé dimanche qu'Adrien Quatennens, qui s'est mis en retrait après avoir reconnu des violences conjugales, "doit revenir" à l'Assemblée nationale.

Appelant à une "graduation des peines qui lui sont infligées", il a souhaité "que cesse le lynchage qui a été fait de lui", en déplorant une "répétition de gifles politiques qui lui sont données du matin au soir dans tous les médias".

"Depuis plusieurs semaines maintenant, clairement, il y a eu sur le cas d'Adrien Quatennens une focalisation médiatique qui, de mon point de vue, est excessive", a abondé sur BFMTV et RMC le député LFI Manuel Bompard, en dénonçant une focalisation à "géométrie variable" et en citant le cas du député de la majorité Damien Abad.

"Ce qui nous rassemble tous, Clémentine Autain, Jean-Luc Mélenchon, moi-même, c'est la volonté de lutter contre les violences sexistes et sexuelles et nous allons déposer un amendement dans l'examen budgétaire pour accorder un milliard d'euros à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, c'est ce que demandent les associations depuis plusieurs années et que le gouvernement d'Emmanuel Macron n'a jamais accepté", a ajouté le député des Bouches-du-Rhône. 

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