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Coût de l’énergie: Les fédérations d’agriculteurs, des industriels de l’agroalimentaire et des grandes surfaces alertent sur le risque pour la filière alimentaire

Les fédérations d’agriculteurs (FNSEA, Coopération agricole), des industriels de l’agro-alimentaires (ADEPALE, ANIA, ILEC, FEEF), des grandes surfaces (Perifem) ont parlé jeudi d’une seule voix pour lancer un « appel au secours » concernant la « hausse disproportionnée des coûts de l’énergie » pour les entreprises, alors que le gouvernement présente jeudi son plan de sobriété.

L’ensemble de la filière alimentaire estime dans un communiqué commun que, faute de mesures importantes pour lutter contre cette hausse, des ruptures de production pourraient avoir lieu, avec des conséquences pour l’emploi, et que le coût du panier moyen des Français pourrait augmenter significativement, « aboutissant à faire supporter par les ménages une part de l’augmentation de l’énergie ».

La filière demande au gouvernement, « au-delà de la mise en place d’une démarche de sobriété pour les entreprises comme pour les consommateurs », d’aller « plus loin ». Ils demandent « un prix plafond sur le gaz utilisé pour la production d’électricité », et que « le volume d’Arenh », c’est-à-dire « l’accès aux fournisseurs alternatifs à un prix régulé à l’électricité nucléaire historique », reste en 2023 « au même niveau qu’en 2022, soit à 120 TWh ».

« Si aucune des deux mesures demandées n’est possible », celles-ci devant être avalisées au niveau européen, la filière demande au gouvernement français la mise en place d’« un tarif réglementé d’urgence accessible à toutes les entreprises », pas uniquement les petites et moyennes, « pour la durée de la crise » et à un niveau « égal à la moyenne pondérée des coûts de production de l’électricité en France ».

La médiatique présidente de la FNSEA Christiane Lambert avait évoqué jeudi sur BFM Business une situation d’« urgence absolue » pour la filière alimentaire, évoquant des coûts de production agricole en hausse de plus de 26% en un an. « Si rien ne change la chaîne alimentaire devra faire face à deux risques : une aggravation de la baisse des volumes de ventes, déjà enclenchée, et une aggravation du niveau de ruptures suite aux arbitrages de production des industriels, car produire devient trop cher », a aussi estimé jeudi sur Twitter le président des magasins Systèmes U, Dominique Schelcher.

Autre conséquence possible brandie par la filière: des hausses de prix qui seraient répercutées en bout de chaîne sur le consommateur. « L’inflation va augmenter en raison de l’augmentation des coûts de production (entre 5 et 30% selon les produits ou services concernés) », disent les signataires du communiqué commun. Les Français pourraient « payer leur panier moyen de courses » 15% plus cher, ce qui aurait pour conséquence de rendre le bouclier tarifaire mis en place pour protéger les consommateurs « en partie inopérant ».

 

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Vos réactions

Portrait de Greg1928
6/octobre/2022 - 20h24

Si dans cette alerte de la filière agro, les grandes surfaces pouvaient s'abstenir de venir réclamer cela serait pour le mieux, car ils ne sont pas à plaindre. L'énergie ne leur coute pas plus qu'il y a quelques années, car depuis ils ont fermé les systèmes froids, ils sont passés en Led et tout cela avec des aides de l'état. Et on ne parle pas du "racket" organisé pour que les producteurs , fournisseurs , puissent mettre leurs produits dans les magasins. Maintenant si la Grande Distrib veut faire des économies sans réclamer, elle n'a qu'à fermer ses boutiques qui sont ouvertes la nuit pour 3 personnes qui se battent en duel et fermer le dimanche aussi.smiley