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Camp de toxicomanes de la Villette : 52 personnes ont été interpellées et une arme semi-automatique de calibre 9 mm a été découverte - Vidéo

15h53: Selon Europe 1, au total, 52 infractions à la législation sur les étrangers ont été relevées. 39 personnes ont été interpellées, dont 17 pour fiches de recherche, deux pour ventes à la sauvette, six pour infraction à la législation sur les stupéfiants, deux pour vérifications, onze pour port d'arme prohibée de catégorie D et enfin un pour recel de vol.

Lors de la fouille du camp, une arme semi-automatique de calibre 9 mm a été  découverte sous le périphérique parisien.

12h14: Le point sur la situation à la mi-journée

Le campement de Forceval, dans le nord-est de Paris, où se rassemblaient les consommateurs de crack depuis un an, a été démantelé mercredi par la police, avec l'objectif affiché d'empêcher sa reconstitution ailleurs dans la capitale. Entamée peu avant 7H00, l'opération était quasiment bouclée en milieu de matinée, après l'intervention des services de nettoyage, et seuls de rares toxicomanes étaient visibles dans les rues environnantes, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Depuis plus de deux ans, les consommateurs de crack - un dérivé fumable et très addictif de la cocaïne, baptisé "drogue du pauvre" en raison de son faible coût (10 euros la dose) - ont été déplacés à plusieurs reprises au gré de la colère des riverains. Errant Place Stalingrad, ils ont été dirigés près du périphérique, square Forceval (XIXe arrondissement), plus à l'écart. Un mur, vite baptisé le "mur de la honte", y a même été érigé. Sur instruction du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, un millier de policiers et gendarmes ont été déployés, dont la nouvelle unité d'élite CRS 8.

Le dispositif sera déployé "dans la durée" afin d'empêcher "absolument" toute reconstitution ailleurs, a-t-on expliqué au ministère de l'Intérieur. A 6h45 les camions de gendarmerie sont arrivés. Certains "crackeux" ont profité de la mise en place du dispositif pour sortir du campement, sans être interpellés. L'opération s'est déroulée à l'abri des regards des journalistes, au fond du campement où les dizaines de personnes encore présentes sur le campement ont été réunies.

Le ministère a souligné que cette opération était "inédite puisque le phénomène du crack touche le nord-est parisien depuis plusieurs dizaines d’années". Du côté des associations de riverains et de commerçants, c'est le "soulagement" qui prédomine, teinté d'inquiétudes.

"Selon nous les conditions ne sont pas réunies pour qu'il n'y ait plus de scènes ouvertes", a averti sur place, Marie Debrus, référente des risques liés aux usages des drogues chez Médecins du Monde. "Il y a une dispersion des usagers et dans quelques mois, on les verra dans les halls d'immeuble ", a-t-elle poursuivi, dénonçant une "crise humanitaire orchestrée par les pouvoirs publics". De son côté, la Place Beauvau a précisé que "les personnes recherchées seront interpellées, tout comme les étrangers en situation irrégulière qui seront placés en CRA (Centre de rétention administrative, ndlr) en vue de leur expulsion".

"Les autres occupants seront orientés vers des dispositifs d'hébergement avec accompagnement médico-social ou dans des unités de soins". Tout a été préparé en amont par l'Agence régionale de santé (ARS), la préfecture de région, la Préfecture de police de Paris (PP) en lien avec le Hôpitaux de Paris (AP-HP), selon le ministère de l'Intérieur.

10h43: L’arrivée des consommateurs de crack au square Forceval il y un an a fortement perturbé la sécurité des quartiers alentour, provoquant manifestations et recours en justice pour exiger l’évacuation du campement. Les habitants n’ont eu de cesse de se plaindre des agressions, vols et autres nuisances engendrés par leur présence. D’après les acteurs associatifs, entre 300 et 400 personnes la journée et 150 la nuit, dont 35 à 40% de femmes, étaient présents dans ce square. Les dealers y vendaient les cailloux (doses de crack) à la vue de tous.

10h03: Le ministère de l’Intérieur a souligné que cette opération était « inédite » alors que « le phénomène du crack touche le nord-est parisien depuis plusieurs dizaines d’années ». « Les personnes recherchées seront interpellées, tout comme les étrangers en situation irrégulière qui seront placés en CRA (Centre de rétention administrative, ndlr) en vue de leur expulsion », a précisé le ministère. « Les autres occupants seront orientés vers des dispositifs d’hébergement avec accompagnement médico-social ou dans des unités de soins ».

09h25: Le campement de Forceval, dans le nord-est de Paris, où se rassemblent une centaine de consommateurs de crack depuis un an, a commencé à être démantelé ce matin par les forces de police, a annoncé le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin. « Sur mon instruction, le préfet de police procède au démantèlement définitif du campement du crack du square Forceval. Mille policiers seront déployés afin que ce campement ne se reconstitue pas ailleurs », a tweeté le ministre de l’intérieur au moment où les forces de l’ordre entraient dans le camp, comme l’a constaté une journaliste de l’Agence France-Presse.

Peu avant 7 heures, un important dispositif policier s’est déployé autour du campement, en présence du préfet de police de Paris, Laurent Nunez. « Au total, près de mille policiers seront mobilisés sur vingt-quatre heures, à la fois pour mener à bien l’opération, mais également les jours suivants pour sécuriser les différents secteurs stratégiques et ainsi éviter la reconstitution d’un autre point de fixation », a-t-on expliqué au ministère de l’intérieur.

M. Darmanin a « donné comme instruction qu’aucun campement de ce type ne doit se reconstituer ailleurs », a-t-on ajouté. Le ministère a souligné que cette opération était « inédite puisque le phénomène du crack touche le Nord-Est parisien depuis plusieurs dizaines d’années ».

La Place Beauvau a précisé que « les personnes recherchées seront interpellées, tout comme les étrangers en situation irrégulière qui seront placés en CRA [centre de rétention administrative] en vue de leur expulsion ». « Les autres occupants seront orientés vers des dispositifs d’hébergement avec accompagnement médico-social ou dans des unités de soins ».

08h22: Selon plusieurs riverains le camp était "quasi désert" ce matin, les toxicomanes ayant été informés dès hier par des associations de l'opération policière.

07h22: La préfecture de Paris procède ce matin au démantèlement du square Forceval, dans le XIXe arrondissement. 300 à 400 toxicomanes y sont livrés aux violences et aux trafics. «1.000 policiers seront déployés afin que ce campement ne se reconstitue pas ailleurs. Un moment important pour l’ordre public rétabli à Paris », écrit le ministre de l’Intérieur sur Twitter.

07h14: Un an depuis le déplacement, le 24 septembre 2021, des consommateurs de crack depuis les Jardins d'Eole (18e) vers le square de la porte de la Villette (19e) à la demande du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, les consommateurs de crack de la Villette sont une nouvelle fois en train d'être évacués ce matin.

Sur mon instruction, le @prefpolice procède au démantèlement définitif ce matin du «campement du crack» du square Forceval à Paris. 1000 policiers seront déployés afin que ce campement ne se reconstitue pas ailleurs. Un moment important pour l’ordre public rétabli à Paris.

— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) October 5, 2022

07h01: Des dizaines de policiers interviennent en ce moment Porte de la Villette à Paris pour démanteler le "campement" du crack (CNews)<

 

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Vos réactions

Portrait de iceman
6/octobre/2022 - 01h22
MS54840 a écrit :

Et dans 1 ou 2 jours, retour de tous ces gens au même endroits ou remplacer par d'autres voyous et drogués venant d'autre pays en majorité via les passeurs qui eux n'ont aucun soucis !

Je suis certain que vous faites partie des personnes qui critiquent quand rien n'est fait ou quand quelque chose l'est, peu importe...

Portrait de Vosegus
5/octobre/2022 - 18h03
MICMAH458 a écrit :

A mon avis, non, hélas.  Le temps de demander l'autorisation aux divers pays concernés (en cours l'affaire de l'imam qui n'est pas près de quitter la Belgique, et qui ensuite est encore moins près de quitter la France), qui peuvent refuser de voir leurs compatriotes rejoindre leur pays d'origine, et beaucoup d'eau coulera sous le pont.  Ce qui donnera à darmanin l'occasion de faire beaucoup d'autres déclarations devant des journalistes tout contents d'avoir été conviés à l'écouter se satisfaire des actes qu'il ordonne.  Il va sans dire que ces actes débouchent évidemment sur... rien, et que ce gars ne fait que de la communication pour montrer qu'il existe un peu.

Et comme dit "Colin33", il serait intéressant de savoir par qui ils ont été avertis.  De toute façon, tout le monde sait, sauf peut-être darmanin lui-même qui est ou bien très naïf, ou bien très à côté de la réalité, ou bien encore très satisfait de lui-même, que ces camps démantelés se reconstruisent naturellement et très vite à quelques centaines de mêtres plus loin.

Et pendant le temps que la France jongle entre la CEDH, les associations promigigrants biberonnées de subventions de la même France, les avocats vendus à la cause du grand remplacement ; l'Algérie, elle, expulse 14 000 étrangers en plein désert, sans nourriture ni eau, sans que cela n'émeuve tous les sus cités.

Portrait de The dream
5/octobre/2022 - 11h53

Ils sont tous partis à Stalingrad ! Quel succès cette opération...

Portrait de MS54840
5/octobre/2022 - 09h03

Et dans 1 ou 2 jours, retour de tous ces gens au même endroits ou remplacer par d'autres voyous et drogués venant d'autre pays en majorité via les passeurs qui eux n'ont aucun soucis !

Portrait de muzo 28
5/octobre/2022 - 08h47

Les associations qui les ont prévenus leur veulent elles réellement du bien?   Ils vont aller se mettre ailleurs, dans des tentes, sans soins appropriés et continuer ce qu'ils faisaient déjà. 

Portrait de MICMAH458
5/octobre/2022 - 08h41
LISCO a écrit :

Avec a la clé l'expulsion des sans papiers ????

A mon avis, non, hélas.  Le temps de demander l'autorisation aux divers pays concernés (en cours l'affaire de l'imam qui n'est pas près de quitter la Belgique, et qui ensuite est encore moins près de quitter la France), qui peuvent refuser de voir leurs compatriotes rejoindre leur pays d'origine, et beaucoup d'eau coulera sous le pont.  Ce qui donnera à darmanin l'occasion de faire beaucoup d'autres déclarations devant des journalistes tout contents d'avoir été conviés à l'écouter se satisfaire des actes qu'il ordonne.  Il va sans dire que ces actes débouchent évidemment sur... rien, et que ce gars ne fait que de la communication pour montrer qu'il existe un peu.

Et comme dit "Colin33", il serait intéressant de savoir par qui ils ont été avertis.  De toute façon, tout le monde sait, sauf peut-être darmanin lui-même qui est ou bien très naïf, ou bien très à côté de la réalité, ou bien encore très satisfait de lui-même, que ces camps démantelés se reconstruisent naturellement et très vite à quelques centaines de mêtres plus loin.

Portrait de COLIN33
5/octobre/2022 - 08h35 - depuis l'application mobile

Qui les à averti? Darmanin ?
et après l'évacuation on les retrouve où ?

Portrait de Lilou.St.Bo
5/octobre/2022 - 08h32
LISCO a écrit :

Avec a la clé l'expulsion des sans papiers ????

Faut pas trop rêver...! 

Portrait de Vosegus
5/octobre/2022 - 07h48
LISCO a écrit :

Avec a la clé l'expulsion des sans papiers ????

Le bon sens voudrait que oui, mais la réalité sera toute autre.

Portrait de Amandecroquante
5/octobre/2022 - 07h46

on attendra le suivi des journalistes pour nous rendre compte des résultats des interpellations…

Car si c’est uniquement pour les virer cela sera une catastrophe de plus

Portrait de LISCO
5/octobre/2022 - 07h41

Avec a la clé l'expulsion des sans papiers ????