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Les autorités iraniennes ont arrêté 18 journalistes depuis le début des manifestations déclenchées par la mort en détention d'une jeune femme arrêtée par la police des moeurs

Les autorités iraniennes ont arrêté 18 journalistes depuis le début des manifestations déclenchées par la mort en détention d'une jeune femme arrêtée par la police des moeurs, a annoncé le Comité pour la protection des journalistes (CPJ). Le CPJ précise dans un communiqué avoir "appris de sources multiples en Iran que dimanche 25 septembre, au moins 18 journalistes avaient été arrêtés", dont plusieurs lors de descentes nocturnes à leur domicile et "sans mandat d'arrêt ou explication des accusations" à leur encontre.

De nombreux activistes ont également été arrêtés, dont le militant du droit d'expression Hossein Ronaghi. Après avoir échappé à des policiers venus chez lui pendant qu'il donnait une interview à la chaîne Iran International, basée à Londres, il a été arrêté samedi avec ses deux avocats, selon ce média. "Dans un contexte de grande violence, en s'en prenant aux journalistes après avoir largement restreint l'accès à WhatsApp et à Instagram, les autorités iraniennes envoient un message clair : aucun compte rendu des contestations ne doit être diffusé", avait dénoncé Reporters sans frontières (RSF) dans un communiqué vendredi.

RSF exigeait "que ces journalistes soient immédiatement relâchés, ainsi que la levée immédiate de toutes les restrictions qui nient le droit des Iraniens à s'informer". Parmi les 18 journalistes arrêtés, selon le CPJ et RSF, qui réclament leur libération, figurent Nilufar Hamedi, qui s'était rendue dans l'hôpital où Mahsa Amini se trouvait dans le coma et a contribué à alerter l'opinion mondiale sur son sort. La photojournaliste Yalda Moaiery, rendue célèbre par une photo emblématique des manifestations de novembre 2019, est aussi concernée. Selon le dernier bilan officiel, au moins 41 personnes ont été tuées et plus de 1.200 arrêtées en Iran depuis l'annonce le 16 septembre du décès de Mahsa Amini, 22 ans. La jeune femme était tombée dans le coma après avoir été arrêtée à Téhéran le 13 septembre pour "port de vêtements inappropriés" en raison d'un voile couvrant insuffisamment ses cheveux au regard de la police des moeurs.

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Vos réactions

Portrait de Soulejack
27/septembre/2022 - 16h55

il est sur qu'en Iran,il y a des journalistes opposés aux mollahs.en France,ils sont tous pour Macron.