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Fausse affaire Garrido-Corbière: Une information judiciaire pour escroquerie a été ouverte - Le chauffeur de Jean-Christophe Lagarde déféré

12h02: L'enquête sur les fausses accusations du Point ayant visé les députés LFI Raquel Garrido et Alexis Corbière accélère: les investigations ont été confiées jeudi à un juge d'instruction auquel doit être présenté un ex-collaborateur du patron de l'UDI Jean-Christophe Lagarde qui, lui, est sorti libre de garde à vue.

Le parquet de Paris a ouvert jeudi matin une information judiciaire "des chefs d'escroquerie en bande organisée, faux et usage de faux, usurpation d'identité ou de données personnelles et recel de vol", a-t-il indiqué. Dans le cadre de ces investigations, une personne "est déférée ce jour pour présentation à un juge d'instruction et éventuelle mise en examen", a précisé le parquet.

Ce suspect, Rudy Succar, un ancien collaborateur de M. Lagarde, était en garde à vue depuis mardi. Jean-Christophe Lagarde, patron de l'UDI et ex-député, battu par Raquel Garrido aux législatives en Seine-Saint-Denis en juin, avait été interpellé à son domicile mercredi matin.

Sa garde à vue a été levée dans la nuit de mercredi à jeudi sans poursuite à ce stade, a annoncé le parquet. Son avocat n'a pas souhaité réagir. Un policier, Anouar Bouhadjela, aussi appelé Noam Anouar, a également été relâché sans poursuite à ce stade mercredi en fin de journée. Détaché à la mairie de Drancy (Seine-Saint-Denis), il avait été placé en garde à vue la veille.

10h45: Le point sur ce que l'on sait ce matin

Les gardes à vue du chef de l’UDI Jean-Christophe Lagarde et d’un policier dans l’enquête sur les fausses accusations du Point ayant visé le couple de députés LFI Raquel Garrido et Alexis Corbière ont été levées, sans poursuite à ce stade, a indiqué jeudi le parquet de Paris. L’ancien député est sorti de son interrogatoire dans la nuit de mercredi à jeudi, tandis que la garde à vue du policier, Anouar Bouhadjela, a été levée mercredi en fin de journée, a précisé le parquet. En revanche, la garde à vue débutée mardi d’un troisième homme, ancien collaborateur de M. Lagarde, se poursuivait jeudi, selon le parquet.

Jean-Christophe Lagarde, patron de l’UDI et ex-député, battu par Raquel Garrido aux législatives en Seine-Saint-Denis en juin, avait été interpellé à son domicile mercredi matin, puis placé en garde à vue. Le policier, appelé aussi Noam Anouar, avait, lui, été placé en garde à vue mardi. Il est détaché à la mairie de Drancy (Seine-Saint-Denis), ancien fief de M. Lagarde dirigé depuis 2017 par son épouse Aude Lavail-Lagarde.

Ces gardes à vue sont intervenues dans l’enquête sur la publication en juin sur le site internet du Point d’un article du journaliste Aziz Zemouri accusant indûment le couple d’avoir exploité une femme de ménage sans papiers, ce que les deux élus avaient aussitôt démenti fermement. « Tout est faux », avaient-ils protesté. L’article avait été retiré dès le lendemain et le journal avait admis dans une adresse aux lecteurs qu’il s’était « révélé faux » et « mensonger ».

Le parquet de Paris a ouvert le 29 juin une enquête préliminaire pour escroquerie en bande organisée, faux et usage de faux, usurpation d’identité et de données et confié les investigations Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). Cette enquête examine trois plaintes déposées par le couple Garrido-Corbière, Aziz Zemouri et Jean-Christophe Lagarde. Le journaliste vise dans sa plainte l’ex-député UDI Jean-Christophe Lagarde et Anouar Bouhadjela.

C’est, selon son récit, ce policier qui l’avait contacté fin mai pour le mettre en contact avec une femme prétendant être une aide ménagère, non déclarée et sans papiers, du couple de députés. Pour Mes Nabila Asmane et Vincent Brengarth, les avocats de M. Bouhadjela, « la plainte de M. Zemouri est un écran de fumée pour se défausser de l’évidente absence d’investigations dont il a fait preuve, tout en crucifiant l’une de ses sources ». Le patron de l’UDI a, lui, déposé plainte pour abus de confiance.

08h31: Les gardes à vue du chef de l'UDI Jean-Christophe Lagarde et d'un policier dans l'enquête sur les fausses accusations du Point ayant visé le couple de députés LFI Raquel Garrido et Alexis Corbière ont été levées, sans poursuite à ce stade, a indiqué jeudi le parquet de Paris. L'ancien député est sorti de son interrogatoire dans la nuit de mercredi à jeudi, tandis que la garde à vue du policier, Anouar Bouhadjela, a été levée mercredi en fin de journée, a précisé le parquet. Un troisième homme, ancien collaborateur de M. Lagarde, était toujours entendu jeudi, selon le parquet.

07h12: Le patron de l'UDI Jean-Christophe Lagarde, bientôt jugé pour emploi fictif, est à nouveau dans la tourmente: il a été placé en garde à vue mercredi dans l'enquête sur les fausses accusations du Point en juin ayant visé les députés LFI Raquel Garrido et Alexis Corbière. L'ancien parlementaire, battu en juin dernier aux législatives en Seine-Saint-Denis par Raquel Garrido (LFI), a été interpellé à son domicile mercredi matin, a précisé une source proche du dossier, confirmant une information du Parisien. Il a été placé en garde à vue, a indiqué le parquet de Paris.

Contacté, son avocat Me Yvon Goutal n'a pas fait de commentaire.

07h30 : Deux autres hommes ont également été placés en garde à vue mardi dans cette enquête: un ancien collaborateur de M. Lagarde et Anouar Bouhadjela, dit Noam Anouar, un policier détaché à la mairie de Drancy (Seine-Saint-Denis) qui a été dirigée par M. Lagarde de 2001 à 2017, avant que son épouse Aude Lavail-Lagarde n'en prenne la tête.

La garde à vue de Noam Anouar a été levée mercredi en fin de journée sans poursuite à ce stade, selon une source proche de l'enquête, confirmée par le parquet de Paris.

"Je suis satisfaite que l'enquête avance. Je rappelle que cette affaire dépasse de très loin simplement la diffamation ou l'injure. Il s'agit bien d'une atteinte au droit pénal", a réagi mercredi Raquel Garrido sur BFMTV, "je souhaite que la justice aille au bout de son travail".

En juin, juste après le second tour des législatives, le Point avait publié sur son site un article d'Aziz Zemouri accusant indûment le couple d'avoir exploité une femme de ménage sans papiers. Les deux élus avaient aussitôt démenti fermement. Fait très rare, l'article avait été retiré dès le lendemain et le journal avait admis qu'il s'était "révélé faux" et "mensonger".

Le couple Garrido-Corbière avait déposé une plainte le 27 juin, suivie le lendemain par celle de M. Zemouri, qui vise lui Jean-Christophe Lagarde et le policier Anouar Bouhadjela. C'est, selon son récit, ce policier qui l'avait contacté fin mai pour le mettre en contact avec une femme prétendant être une aide ménagère, non déclarée et sans papiers, du couple de députés.

"La plainte de M. Zemouri est un écran de fumée pour se défausser de l'évidente absence d'investigations dont il a fait preuve, tout en crucifiant l'une de ses sources. Il a cherché à se protéger de la désapprobation en faisant feu de tous bois, même les plus irrationnels", ont réagi auprès de l'AFP Mes Nabila Asmane et Vincent Brengarth, avocats de M. Anouar.

 

 

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