Le Canard enchaîné comparaîtra le 18 mars devant le tribunal correctionnel
de Paris pour avoir affirmé que Jeannette Bougrab avait, à son arrivée à la
présidence de la Halde, fait voter une délibération doublant son indemnité
mensuelle, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.
Le 23 juin 2010,
l'hebdomadaire satirique avait écrit que la nouvelle présidente de la Halde
avait fait voter par le collège de l'instance de lutte contre les
discriminations une délibération visant à doubler son indemnité mensuelle
qui passait de 6.900 à 14.000 euros, une information démentie par Mme
Bougrab.
Celle-ci, qui a depuis quitté ses fonctions à la Halde pour
devenir, lors du dernier remaniement ministériel, secrétaire d'Etat auprès
du ministre de l'Education nationale, chargée de la Jeunesse et de la Vie
associative, avait immédiatement porté plainte en diffamation contre
l'hebodmadaire dont elle avait regretté la "violence démesurée" et
"intrusive".
"Une délibération de la Halde a effectivement été prise mais
pour une raison très simple, pour créer le poste de président puisque le
prédécesseur de l'actuel responsable n'a jamais été agent en tant que tel de
cette institution", avait alors dit le ministre des Relations avec le
Parlement, Henri de Raincourt devant l'Assemblée nationale.
"La
rémunération de la présidente de la Halde est fixée par un arrêté
interministériel du 20 juillet 2005 qui n'a jamais été modifié et qui ne le
sera pas prochainement", avait précisé le ministre: "la présidente perçoit
donc et percevra donc dans la suite exactement la même indemnité de fonction
que son prédécesseur sans aucun artifice, ni rien de caché: 6.135 euros par
mois".
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