02/08 16:05

Canicule et Incendie - Météo France place 27 départements en vigilance orange avec des pointes à 39 ou 40 degrés sur le Sud-Ouest - Regardez la carte des alertes qui a été publiée

16h03: Attention, 27 départements passent en vigilance orange . La chaleur s'intensifie mercredi ou un pic de chaleur sera atteint, il sera encore présent jeudi en se décalant vers l'Est.

Entre mercredi et jeudi les maximales seront souvent supérieures ou égales à 35°C avec des pointes à 39 ou 40 degrés sur le Sud-Ouest.

De nombreux départements sont également en vigilance jaune canicule.

Une amélioration sur le plan des températures se profile à partir de vendredi par le Nord-Ouest.

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10h25: Un incendie, qui a parcouru lundi "450 hectares" de maquis sur la commune de Santo-Pietro-di-Tenda en Haute-Corse sans menacer d'habitation, était "stable" ce matin avec "quelques points chauds", a indiqué à l'AFP un porte-parole des pompiers. Cet incendie avait parcouru lundi soir à 19H30 une zone "de 450 hectares" sur cette commune de Haute-Corse située à une vingtaine de kilomètres de Saint-Florent, un village de bord de mer très prisé des touristes en période estivale.

"La particularité de ce feu est qu'il est totalement inaccessible aux moyens terrestres, dans une zone géographique escarpée où il n'y a aucune activité autre qu'un peu de randonnée", avait ajouté l'officier, précisant qu'aucune "habitation ou exploitation" n'était menacée. "On ne peut pas dire que le feu est fixé mais les deux lisières sont en nette régression", avait indiqué lundi soir le lieutenant-colonel Thierry Nutti, officier de permanence du Centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (Codis), après 56 largages des hélicoptères engagés, 60 des avions bombardier d'eau de type Pelican et six largages de retardant.

Après une nuit de surveillance "plutôt calme" avec des conditions météorologiques "très favorables", notamment des températures qui sont redescendues à 20-22 degrés Celsius et un taux d'humidité à plus de 50%, l'incendie était mardi matin "stable", avec la présence "de quelques points chauds visibles depuis le village de Santo-Pietro-di-Tenda" mais le "maintien des lisières" dans l'état de lundi soir, a-t-il précisé à l'AFP.

09h52: Le point sur ce que l'on sait ce matin

Frappée par une troisième vague de chaleur estivale qui remonte et s'intensifie dans le sud du pays, la France est désormais entièrement frappée par la sécheresse, après le passage de Paris et sa petite couronne sous "vigilance", conséquence d'un mois de juillet le plus sec jamais enregistré.

La préfecture d'Ile-de-France a placé en vigilance "sécheresse" Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne, rejoignant ainsi l'ensemble des autres départements métropolitains, déjà concernés. Une sécheresse qui s'aggrave alors que l'Hexagone vit sa troisième canicule en à peine deux mois, rendant encore plus perceptibles les conséquences du réchauffement climatique. "Un épisode de canicule se confirme pour le milieu de semaine, centré sur mercredi et jeudi avec des températures maximales entre 34 à 38 °C et localement 40°C", a indiqué lundi soir Météo-France.

En conséquence, quatre départements du Sud-Est (Ardèche, Drôme, Gard et Vaucluse) et les Pyrénées-Orientales restent en vigilance orange. Cinquante autres départements, au sud d'une ligne allant de la Charente-Maritime jusqu'à l'Alsace, sont en vigilance jaune. "Mercredi, un pic de chaleur est attendu avec des températures maximales atteignant le plus souvent 34 à 38 °C, et localement 39 à 40 °C sur le midi toulousain", précise Météo-France, avant que l'axe chaud ne se décale jeudi vers le Nord-Est.

Dans ce contexte, déjà propice à des feux de forêt inédits, un incendie a ravagé lundi "au moins 200 hectares" de maquis sur la commune de Santo-Pietro di Tenda en Haute-Corse, a indiqué à l'AFP un porte-parole des pompiers. Autre illustration des conséquences négatives, l'Ardèche a annoncé lundi l'installation en urgence de six climatiseurs au sein d'un Foyer de l'enfance à Privas, où "règne depuis des semaines" une "chaleur étouffante", selon un communiqué de la collectivité.

07h53: La préfecture d’Ile-de-France place en vigilance « sécheresse » Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne, tout les départements de métropole étant désormais concernés par le phénomène climatique et les appels à l’économie d’eau, a-t-elle annoncé dans un communiqué.

Le débit de la Seine est passé le 25 juillet sous le seuil de 81 m3/s à la station de Paris-Austerlitz , déclenchant ce passage en vigilance sécheresse, précise la préfecture, qui ajoute que l’arrêté interdépartemental sera pris « très rapidement ». Le niveau « vigilance », dit « orange », est le premier des 4 niveaux de sécheresse.

Les particuliers, les collectivités territoriales et les entreprises sont incités, mais pas obligés, par la préfecture à rationner leur consommation, en évitant l’arrosage des espaces verts ou des voiries, le lavage de son véhicule ou en limitant sa consommation domestique.

L’intégralité du territoire hexagonal est désormais concerné par cet épisode de sécheresse exceptionnel. Une majorité de départements est en niveau dit de « crise »(rouge), d’alerte renforcée (orange) ou d’alerte (jaune).

07h30: Un troisième épisode de canicule estivale a débuté lundi dans le sud-est de la France et devrait s'étendre à la majeure partie du pays, toujours en proie à une sécheresse historique après avoir connu son mois de juillet le moins pluvieux jamais enregistré. Avec 9,7 millimètres de précipitations agrégées en France métropolitaine, juillet 2022 se place juste derrière le minima de 7,8 mm de mars 1961.

C'est aussi nettement plus aride que le précédent mois de juillet le plus sec, en 2020 (16,7 mm), selon Météo-France, dont les premiers relevés remontent à août 1958. La sécheresse et la répétition rapprochée de ces vagues de chaleur, directement imputées par le consensus scientifique au changement climatique, ont sévèrement fait chuter les débits des cours d'eaux dans de nombreuses régions.

A Gérardmer (Vosges), le débit des sources est tellement faible que la commune va approvisionner avec l'eau du lac son réseau d'eau public.

Résultat, à partir du 3 août, l'eau sera déclarée non-potable, a priori pour 48h, le temps de réaliser des tests bactériologiques. Ce n'est jamais arrivé "aussi tôt" dans la saison : "on a deux mois d'avance par rapport à des étés chauds", regrette le maire Stessy Speissman, indiquant qu'il s'agit d'une "solution d'urgence qui met en danger le lac".

En Auvergne-Rhône-Alpes, à cause de l'étiage bas des cours d'eau, les loueurs de canoë-kayak rapportent une perte de 35% de chiffre d'affaires, selon leur Fédération nationale professionnelle.

Pierre Capiez, gérant d'une société de location de canoë-kayak dans la Drôme, a dû fermer temporairement son activité: "Ça devenait ridicule pour les touristes et dangereux pour l'environnement", abîmé par le passage des gens obligés de débarquer aux points de passage trop difficiles.

Dans les Hautes-Alpes, le très faible niveau d'eau du lac de barrage de Serre-Ponçon, attraction touristique de la région, a entraîné la fermeture au public de plusieurs points de baignade depuis la mi-juillet. Concernant le nouvel épisode caniculaire, son "intensité et (sa) durée seront moindres que celles de l'épisode précédent" quelques jours plus tôt, a répété Météo-France dans son bulletin lundi.

Quatre départements du Sud-Est (Ardèche, Drôme, Gard et Vaucluse) et les Pyrénées-Orientales restent placés en vigilance orange par Météo-France, qui a étendu pour mardi son niveau d'alerte jaune à 50 autres départements au sud d'une ligne allant de la Charente-Maritime jusqu'à l'Alsace. "Un épisode de canicule se confirme pour le milieu de semaine, centré sur mercredi et jeudi avec des températures maximales entre 34 à 38 °C et localement 40°C", a indiqué Météo-France, qui ne se prononce pas encore sur la fin de cet épisode.

Au sud de Nîmes (Gard), attisé par le Mistral et la Tramontane, un incendie a détruit 370 hectares de pinède dimanche soir, avant d'être fixé dans la nuit.

Quatre pompiers ont été blessés dont un gravement, brûlé aux mains et au visage. L'incendie qui a débuté dimanche en fin de journée sur la commune forestière de Mano (Landes) à la frontière avec la Gironde, "ne progresse plus" après avoir parcouru une zone de 300 hectares. Un autre feu, "inaccessible" aux équipes terrestres, a ravagé lundi "au moins 200 hectares" de maquis sur la commune de Santo-Pietro di Tenda en Haute-Corse, sans qu'il ne menace d'habitation.

Cette multiplication d'épisodes de fortes chaleurs est une conséquence directe du réchauffement climatique selon les scientifiques, les émissions de gaz à effet de serre (liées à la production d'énergie, aux transports, à l'industrie) augmentant à la fois leur intensité, leur durée et leur fréquence.

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Vos réactions

Portrait de Vosegus
2/août/2022 - 16h54
Lillois en vaucluse a écrit :

Sinon les climatosceptique sont toujours là pour dire que tout va bien que c'est normal ses températures là

Se poser des questions ne veut pas dire climatosceptique .  Pourquoi personne ne parle de la suractivité du soleil ? 

"Le Soleil a entamé un cycle de 11 ans, qui doit atteindre son pic en 2025. Mais d'ores et déjà, son activité est plus soutenue que prévu.

 

L'intensité de son activité surprend les scientifiques. Selon leurs prévisions, le cycle solaire actuel était considéré d'une puissance "moyenne". En réalité, celui-ci est beaucoup plus soutenu : le nombre de taches solaires, utilisé comme mesure de l'activité solaire, est bien supérieur aux valeurs calculées par la NASA et l'International Space Environmental Service, depuis septembre 2020. Cela signifie que, contrairement aux prédictions, le Soleil bascule vers un cycle d'activité exceptionnellement fort.

 

Cette activité élevée est en partie liée au fait que le cycle a commencé environ six mois plus tôt que prévu par les scientifiques. Les tendances actuelles indiquent que le Soleil possède environ 125 taches solaires. Un chiffre plus élevé que les 115 taches solaires visibles lors du pic du précédent cycle (le 24e cycle), mais inférieur aux 180 du 23e cycle, qui a culminé en mars 2000."

Le reste de l'article sur: caminteresse.fr 

Portrait de Lillois en vaucluse

Sinon les climatosceptique sont toujours là pour dire que tout va bien que c'est normal ses températures là