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Le géant français des médias Vivendi va étudier un projet de cession de sa filiale Editis, numéro deux de l'édition en France, afin d'éviter les problèmes de concurrence posés par son rapprochement avec Lagardère

Le géant français des médias Vivendi va étudier un projet de cession de sa filiale Editis, numéro deux de l'édition en France, afin d'éviter les problèmes de concurrence posés par son rapprochement avec le groupe Lagardère, propriétaire du leader français Hachette, a-t-il annoncé jeudi. "Vivendi envisage de procéder à cette opération principalement par la distribution d'actions Editis aux actionnaires de Vivendi et leur admission concomitante sur le marché d'Euronext à Paris", a indiqué le groupe dans un communiqué. Ce projet, qui reste soumis à l'acceptation de la Commission européenne, vise à permettre la prise de contrôle réelle par Vivendi de Lagardère, et sa pépite Hachette, troisième groupe d'édition mondial.

Déjà majoritaire au capital de Lagardère après le succès de son offre publique déposée en début d'année, Vivendi n'exerce aujourd'hui que 23% des droits de vote dans l'attente de l'autorisation de la prise de contrôle du groupe par les autorités de la concurrence. Or, la perspective d'un mariage entre Hachette et Editis, deux premiers acteurs français, suscite depuis des mois l'inquiétude de tout le secteur de l'édition.

Si le projet se réalisait, le groupe Bolloré, aux manettes de Vivendi dont il possède 28% des parts, prévoit également de céder les actions reçus de l'éditeur à un nouvel actionnaire de référence, a indiqué Vivendi.

Vivendi souhaitait initialement conserver Editis, qu'il avait acquis fin 2018 pour 900 millions d'euros. Mais il envisage désormais d'y renoncer, afin "d'assurer la pérennité et l'intégrité d'Editis", qui fédère 53 maisons dans les domaines de la littérature, de l'éducation et de la référence, tout en permettant à Vivendi "d'aller de l'avant dans son projet de rapprochement" avec Lagardère, a déclaré le président du directoire du groupe Arnaud de Puyfontaine lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes. A l'issue de l'opération, il n'y aura "plus de lien entre le groupe Vivendi et le groupe Editis", a-t-il affirmé.

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Vos réactions

Portrait de Ste'ph
28/juillet/2022 - 19h34

j'y ai bossé, j'espère que mes anciens collègues ne seront pas virés comme des malpropres