17/07 22:00

Canicule et incendies - 15 départements passent en vigilance rouge et 51 en vigilance orange en raison de la hausse des températures - La mairie de Cabanac, au sud de la Gironde, demande aux habitants de quitter les lieux

21h45: Le bilan ne cesse de s'aggraver en Gironde, où des incendies, des « feux compliqués » qui progressent toujours, ont déjà ravagé plus de 10 500 hectares de pins dimanche 17 juillet, sur fond de nouvelle vague de chaleur dans le sud de la France. Les pompiers luttent depuis mardi après-midi contre deux incendies de forêt distincts. L'un à Landiras, à une quarantaine de kilomètres au sud de Bordeaux, où la situation restait « critique » samedi soir, a indiqué la préfecture. Un second à La Teste-de-Buch, près de la dune du Pilat, exceptionnellement fermée au public. Ce dernier est « contenu mais il n'est toujours pas fixé ». Aucune victime n'est à déplorer. En tout, plus de 14 000 personnes ont été évacuées. Sept centres d'hébergement d'urgence et une cellule d'urgence médico-psychologique ont été ouverts pour soutenir les sinistrés.

18h01: Le Ministère de l'intérieur publie une alerte face à la canicule

17h48 : En Gironde, 3.400 hectares de forêt ont déjà brûlé à la Teste-de-Buch. Cet incendie a encore gagné du terrain ce dimanche, gagnant la côte, et même la plage de la Lagune comme le montrent plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux.

16h11 : La mairie de Cabanac, au sud de la Gironde, annonce que les habitants de la commune doivent quitter les lieux en raison des incendies en cours dans les zones voisines. Les autorités ont précisé que cette évacuation était préventive, en raison d’un vent tournant.

16h04: 15 départements passent en vigilance rouge et 51 en vigilance orange en raison de la hausse des températures prévue dans les prochaines heures. Ce dimanche, la hausse des températures se poursuit, en particulier dans le Sud-Ouest où des valeurs voisines de 40°C seront souvent atteintes. Les températures minimales, jusqu’à présent assez clémentes, seront généralement plus élevées que ces jours derniers. Les fortes chaleurs vont également s’étendre vers le Nord-Ouest. Les départements bretons connaîtront ainsi souvent 34/35°C ou plus.

Lundi marquera le point culminant de cet épisode caniculaire sur la façade ouest du pays avec des valeurs parfois remarquables : les 40°C seront souvent approchés, atteints ou dépassés. Des records seront certainement battus. Dans le même temps, les fortes chaleurs gagneront vers le flanc est du pays.

Mardi, la baisse sensible des températures par l’Atlantique se confirme. Les fortes chaleurs persisteront sur la moitié est de la France. Une dégradation orageuse est attendue, surtout marquée en fin de journée du Massif Central au Grand-Est.

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14h43: Dimanche, les pompiers étaient toujours à pied d'oeuvre en Gironde, où deux incendies ont détruit depuis mardi 10.500 hectares de végétation. Dans la nuit, "plusieurs reprises de feu ont menacé les campings de la dune du Pilat, qui ont dû être évacués", a indiqué la préfecture sur Twitter. Sur ce secteur de la Teste-de-Buch, où le feu a peu progressé dans la nuit - passant de 3.200 à 3.400 hectares partis en fumée - "la nuit a été compliquée".

"La stratégie a été de protéger les campings, ce qu'on a réussi à faire", a relaté à l'AFP le lieutenant-colonel Arnaud Mendousse, porte-parole des pompiers. Le combat a été acharné, gagné "pin par pin", où chaque arbre sauvé des flammes pouvait à nouveau être menacé par des vents changeants alimentant l'incendie sur différents fronts, laissant les "équipes fatiguées".

A Landiras, deuxième front en Gironde, le feu a également moins progressé que la nuit dernière, passant de 7.000 à 7.100 hectares brûlés, grâce à une "stratégie efficace" via "l'allumage de feux tactiques et la création de pare-feux", selon le porte-parole des pompiers.

Au total depuis mardi, ce sont plus de 14.000 habitants et vacanciers qui ont dû plier bagages, trouvant notamment refuge dans les sept centres d'hébergement d'urgence ouverts. Sur l'ensemble des deux fronts girondins, 1.200 soldats du feu sont mobilisés, appuyés par des bombardiers d'eau.

Dans les Bouches-du-Rhône, l'incendie du massif de la Montagnette au sud d’Avignon, qui a parcouru près de 1.500 hectares et mobilisé 400 pompiers, était fixé dimanche, en dépit de plusieurs petites reprises de feu causées par le vent qui s'est levé dans la nuit.

13h03: Les incendies progressent encore en Gironde avec près de 11.000 hectares de végétation ont désormais brûlé, selon un nouveau bilan de préfecture donné en milieu de journée ce dimanche.

 

11h16: La préfecture de la Gironde indique évoque "Plusieurs reprises de feu cette nuit ont menacé les campings de la dune du Pilat qui ont dû être évacués de leurs gardiens."

 

 

11h12: Depuis vingt ans, près de 89 kilomètres de tuyaux d'une eau à 4°C circulent sous les pieds des Parisiens afin de maintenir au frais plusieurs sites emblématiques de la capitale, comme le Louvre ou l'Assemblée nationale. Avec des vagues de chaleur toujours plus fréquentes, Paris souhaite agrandir son réseau méconnu de "froid urbain" pour maintenir à bonne température ses monuments grâce à l'eau de la Seine.

La ville Paris, qui ambitionne de devenir "le plus gros réseau mondial de froid" d'ici 2040, a signé un contrat d'une durée de 20 ans avec le groupe énergétique Engie, qui détient 85% des parts de la société Fraîcheur de Paris, et la RATP, qui possède les parts restantes.

"Tous les arrondissements seront desservis en 2042", annonce Dan Lert, adjoint à la maire de Paris en charge de l'eau.

Développer le réseau de froid permet d'éviter le recours à "l'usage intense" de la climatisation individuelle, gourmande en électricité et émettrice de gaz à effets de serre.

Christophe Ladaurade, directeur commercial chez Engie, propose avec la mairie de s'en tenir à "un écart de 5 à 8 degrés entre l'extérieur et l'intérieur", comme le permet de réseau de froid.

A l'avenir, ce réseau de froid circulera dans tous les hôpitaux parisiens, certaines écoles et dans des stations de métro.

Sur la rive droite du pont des Invalides, un discret escalier en colimaçon mène au "Canada" --comme la place éponyme où il se situe-- une station de refroidissement de l'eau à quarante mètres de profondeur, où se situe un dédale de pompes et tuyaux verts, bleus et gris.

Sur l'un des quatre niveaux de cette station, entrée en service en 2008, l'eau de la Seine est filtrée, puis descend dans d'autres tubes où une paroi la sépare du circuit fermé de refroidissement.

-Cycle vertueux-

A l'étage du dessous, une pompe met sous pression un groupe frigorigène afin de refroidir l'eau et l'injecte dans le circuit souterrain. Le système fonctionne en quasi autonomie, piloté par deux techniciens à distance, depuis une centrale située près de la gare de Lyon.

Contrairement au chauffage urbain de Paris, le refroidissement par eau s'adresse en majorité à des sites d'activités tertiaires, et non à des logements ou à des particuliers.

"Nos clients sont des immeubles de bureaux, des centres commerciaux, des musées, des institutions ou encore des hôtels", résume Benoit Reydellet, directeur du projet Fraîcheur de Paris.

Le musée du Louvre, l'Assemblée nationale ou encore les studios de Radio France sont ainsi maintenus au frais, en partie, grâce à l'eau de la Seine.

Le système fonctionne toute l'année, puisque les grands magasins ou les musées ont besoin de garder des pièces au frais et de veiller au taux d'humidité ambiante.

L'hiver, la centrale du Canada peut recourir au système du "free cooling", qui lui permet de produire du froid sans consommer d'électricité en mettant "directement l'eau de la Seine en contact de l'eau du réseau", explique M. Reydellet.

Le concessionnaire s'est engagé à développer de 2% à 11% cette production vertueuse, ce qui représente un gain énergétique d'un an sur les vingt prochaines années, la durée du nouveau contrat de concession, souligne-t-il.

Le mégawattheure de froid est facturé 137 euros aux clients. Du propre aveu de M. Reydellet, "c'est assez cher, mais bien plus vertueux que le froid produit par les installations autonomes" comme les climatiseurs.

Et la tuyauterie de froid permet aux clients de retirer de leurs toits les grilles et autres aérations des climatiseurs, afin de disposer de toute la toiture.

Quant à l'eau utilisée, chauffée par la centrale qui en a extrait le froid, elle finit par retrouver le fleuve à travers quatre discrètes voies d'évacuation. Les quelques degrés d'écart avec la température ambiante n'ont pas "d'impact sur la faune et la flore" de la Seine, rassure Benoit Reydellet.

10h21: Les deux feux de forêt qui font rage depuis mardi en Gironde ne sont toujours pas fixés et ont détruit au total, depuis mardi, 10.500 hectares de végétation, selon un dernier bilan de la préfecture publié ce matin.

Dans la nuit, "plusieurs reprises de feu ont menacé les campings de la dune du Pilat, qui ont dû être évacués de leurs gardiens", écrit-elle sur Twitter.

Dans la nuit de mardi à mercredi, les 6.000 personnes logeant dans cinq campings de cette zone très touristique avaient été évacués par précaution.

Sur ce secteur de la Teste-de-Buch, où le feu a peu progressé dans la nuit - passant de 3.200 à 3.400 hectares partis en fumée - "la nuit a été compliquée", relate à l'AFP le lieutenant-colonel Arnaud Mendousse.

"La stratégie a été de protéger les campings, ce qu'on a réussi à faire", explique le porte-parole des pompiers qui décrit des "équipes fatiguées".

Le président du Sénat Gérard Larcher s'est rendu à leur rencontre dimanche matin au poste de commandement opérationnel de la Teste-de-Buch, avant d'aller à Landiras.

Sur cet autre front, le feu a également moins progressé que la nuit dernière, passant de 7.000 à 7.100 hectares brûlés, grâce à une "stratégie efficace" via "l'allumage de feux tactiques et la création de pare-feux", ajoute le porte-parole des pompiers.

Au total, ce sont plus de 14.000 habitants et vacanciers qui ont dû plier bagages en urgence depuis mardi. Sept centres d'hébergement d'urgence et une cellule d'urgence médico-psychologique ont été ouverts pour soutenir les sinistrés.

Sur l'ensemble des deux fronts, 1.200 soldats du feu sont mobilisés, appuyés par des bombardiers d'eau (3 Canadair et 2 Dash).

"Beaucoup de renforts arrivent de la France entière", précise M. Mendousse.

Quatre d'entre eux ont été légèrement blessés, un camion s'est renversé et un autre a brûlé", a indiqué samedi soir la préfecture.

Jeudi, la vigilance "feux de forêt" était montée d'un cran en Gironde passant en rouge (échelle 4/5), comme dans les Landes vendredi.

Ces feux, qui n'ont pas fait de victime, se sont déclenchés au début de la vague de chaleur qui touche la France où les maximales resteront très élevées jusqu'en début de semaine prochaine, avec des valeurs entre 35°C et 40°C, et 41 degrés localement dans le Sud-Ouest, selon Météo France.

La Gironde est placée en vigilance orange "canicule" par Météo France, comme 36 autres départements.

09h22: Une partie de l'Europe occidentale continuait de lutter ce week-end contre des feux de forêt dévastateurs, conséquence d'une vague de chaleur, selon les prévisionnistes, qui pourrait faire tomber plusieurs records de température au début de la semaine prochaine.

Dans le sud-ouest de la France, la mobilisation des pompiers ne faiblissait pas pour fixer les incendies, particulièrement en Gironde où près de 10.000 hectares de forêt sont partis en fumée depuis mardi, dans un contexte de canicule généralisée où les températures pourraient atteindre 40°C localement, selon Météo-France, qui a placé 38 départements en vigilance orange. Dans le touristique bassin d'Arcachon, en bord d'océan atlantique, les efforts déployés ont permis de ralentir la progression du feu. "Ce soir, nous en sommes à 3.200 hectares brûlés contre 3.150 ce matin à La Teste-de-Buch, le périmètre est quasi-constant mais le feu n'est pas absolument pas maîtrisé", a déclaré dans la soirée à la presse le sous-préfet d'Arcachon.

Plus dans les terres, le feu continue de progresser dans deux petites communes, avec désormais "plus de 7.000 hectares" brûlés, selon les autorités.

Au total, ces feux, qui mobilisent plus d'un millier de pompiers, ont entraîné depuis mardi l'évacuation de plus de 14.000 personnes.

Le Portugal connaissait une relative accalmie, avec un seul incendie important encore actif samedi, dans le nord du pays. Ce feu semblait perdre en intensité en début d'après-midi, ont témoigné sur place des journalistes de l'AFP. Si la colline boisée d'où s'échappait de la fumée blanche était inaccessible aux pompiers, l'action d'un hélicoptère anti-incendie parvenait à ce stade à limiter la progression des flammes. La veille, un avion bombardier d'eau qui combattait un feu de forêt dans la région de Guarda (nord) s'est écrasé, provoquant la mort du pilote.

Selon un bilan de la protection civile portugaise, les incendies de la dernière semaine ont fait deux morts et une soixantaine de blessés. D'après ses estimations, ces feux ont ravagé entre 12.000 et 15.000 hectares de forêt et de broussailles depuis le début de la canicule.

En Espagne, des dizaines d'incendies faisaient toujours rage du nord au sud du pays. Dans la région d'Estrémadure, limitrophe du Portugal, un tronçon de l'autoroute A5, reliant Madrid à la frontière portugaise, a pu être rouvert à la circulation après avoir été fermé pendant plus de douze heures en raison d'un brasier. A l'extrême sud, en Andalousie, un feu près de Malaga a obligé à l'évacuation préventive de plus de 3.000 personnes, selon les services de secours andalous.

En Grèce, les pompiers continuaient de combattre un foyer qui s'était déclaré vendredi matin, provoquant l'évacuation préventive de sept villages dans une zone rurale de la préfecture de Rethymno, sur l'île de Crête.

L'Agence météorologique espagnole a maintenu pratiquement tout le pays sous différents niveaux d'alerte aux températures élevées samedi, avec des valeurs supérieures à 40ºC dans de nombreuses régions et jusqu'à 44ºC par endroits. Au Portugal, seule la région de l'Algarve au sud ne se trouvait pas en alerte à la chaleur. Dans le reste du pays, l'Institut météo prévoit samedi des températures pouvant atteindre les 42°C par endroits.

Plus au nord de l'Europe, au Royaume-Uni, un comité de crise composé de ministres du gouvernement britannique devait se réunir dans la journée de samedi après que l'agence météorologique nationale a émis la toute première alerte "rouge" pour chaleur extrême, mettant en garde contre un "risque pour la vie". Le Met Office a déclaré que dans le sud de l'Angleterre, les températures pourraient dépasser les 40°C pour la première fois lundi ou mardi.

Ailleurs dans le monde, les températures extrêmes ont aussi provoqué des feux de forêt, notamment dans le nord du Maroc où une personne est décédée et la moitié des quelque 4.660 hectares touchés est partie en fumée.

L'ouest du Canada est également touché, un incendie ravageant depuis jeudi la région de Lytton, au nord-est de Vancouver, déjà dévastée l'an passé par une canicule historique et des feux dévastateurs. L'incendie a brûlé 1.500 hectares de forêt et broussailles, détruisant plusieurs maisons et provoquant des évacuations.

Cette vague de chaleur est la deuxième en à peine un mois en Europe. La multiplication de ces phénomènes est une conséquence directe du réchauffement climatique selon les scientifiques, les émissions de gaz à effet de serre augmentant à la fois leur intensité, leur durée et leur fréquence.

08h10: Gérald Darmanin indique sur Twitter: "Plusieurs incendies sont toujours actifs en France, je suis de près les opérations". Et le ministre de l'Intérieur d'ajouter : "10.000 hectares brûlés en Gironde, des milliers de personnes évacuées. Nos sapeurs-pompiers luttent contre les flammes avec un courage remarquable. Dans les Bouches-du-Rhône, le feu est fixé".

 

 

08h05: 37 départements et l'Andorre sont placés ce matin en vigilance orange

Qualification du phénomène

Épisode caniculaire nécessitant une attention particulière en raison de son intensité et de sa durée.

Situation actuelle

Hier samedi 16 juillet, on a relevé les températures maximales suivantes dans le Sud-Ouest: 35,9°C à Bordeaux-Mérignac en Gironde, 36.7°C à Agen et 38°C à Aiguillon en Lot-et-Garonne, 38.2°C à Montauban, 38.2°C à Toulouse-Blagnac et 39.2°C à Revel en Haute-Garonne, 38.6°C à Albi dans le Tarn, 38.8°C à Mont-de-Marsan et 40.7°C à Bélis dans les Landes. Vers 5h on relève des températures entre 18 et 23 degrés sur les départements en vigilance orange, jusqu'à 26 près de la Méditerranée.

Evolution prévue

Ce dimanche, la hausse des températures se poursuit, en particulier dans le Sud-Ouest où des valeurs voisines de 40°C seront souvent atteintes. Les températures minimales, jusqu’à présent assez clémentes, seront généralement plus élevées que ces jours derniers. Les fortes chaleurs vont également s’étendre vers le Nord-Ouest. Les départements bretons connaîtront ainsi souvent 34/35°C ou plus. Lundi marquera le point culminant de cet épisode caniculaire sur la façade ouest du pays avec des valeurs parfois remarquables : les 40°C seront souvent approchés, atteints ou dépassés. Des records seront certainement battus. Dans le même temps, les fortes chaleurs gagneront vers le flanc est du pays. Mardi, la baisse sensible des températures par l’Atlantique se confirme. Les fortes chaleurs persisteront sur la moitié est de la France. Une dégradation orageuse est atttendue, surtout marquée en fin de journée du Massif Central au Grand-Est.

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Vos réactions

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