15/07 06:51

Italie : Le Premier ministre Mario Draghi, affaibli par la défection d'un parti de sa coalition, a présenté hier soir sa démission, aussitôt refusée par le président Sergio Mattarella

Le Premier ministre italien Mario Draghi, affaibli par la défection d'un parti de sa coalition, a présenté hier soir sa démission, aussitôt refusée par le président Sergio Mattarella, qui lui a demandé de compter ses troupes au parlement. "Le président de la République n'a pas accepté la démission du président du Conseil et l'a invité à se présenter au parlement (...) afin qu'ait lieu une évaluation de la situation", a annoncé jeudi soir la présidence.

Mario Draghi avait fait part de son intention de jeter l'éponge après la décision du Mouvement 5 Etoiles (M5S, antisystème), membre de sa coalition, de boycotter en milieu d'après-midi un vote de confiance au Sénat. "La majorité d'unité nationale qui a soutenu ce gouvernement depuis sa création n'existe plus. Le pacte de confiance fondant l'action de ce gouvernement a disparu", a-t-il expliqué.

La coalition soutenant Mario Draghi rassemblait jusqu'ici toutes les forces politiques représentées au parlement, à l'exception du parti d'extrême droite Fratelli d'Italia. Mario Draghi dispose donc théoriquement d'une majorité pour gouverner même sans les 5 Etoiles, mais l'ex-patron de la Banque centrale européenne avait affirmé à plusieurs reprises qu'il n'y aurait pas de gouvernement sans eux.

Il était en effet arrivé aux affaires début 2021 pour constituer une coalition d'"unité nationale" susceptible de surmonter l'urgence pandémique et la crise économique qui s'est ensuivie. Or sans le soutien des M5S, il considère que son gouvernement devient "politique" et estime n'avoir pas été mandaté pour conduire un cabinet de cette nature

. Une position qu'il a réaffirmée jeudi devant ses ministres: "Depuis mon discours d'investiture au parlement j'ai toujours dit que ce gouvernement aurait continué seulement s'il avait une perspective claire de réaliser le programme de gouvernement sur lequel les forces politiques avaient voté la confiance (...) Ces conditions n'existent plus aujourd'hui".

Ailleurs sur le web

Vos réactions