06/07 14:02

Le gouvernement ne proposera pas d’autoriser les promotions à 50% sur les produits alimentaires à la satisfaction des représentants des agriculteurs qui s’étaient vivement opposés à cette suggestion

Le gouvernement ne proposera pas d’autoriser les promotions à 50% sur les produits alimentaires, a appris une journaliste de l’AFP mardi auprès de Bercy, à la satisfaction des représentants des agriculteurs qui s’étaient vivement opposés à cette suggestion du ministre de l’Economie Bruno Le Maire.

Après avoir reçu mardi matin la présidente de la FNSEA Christiane Lambert et Arnaud Gaillot, président des Jeunes agriculteurs (JA), le ministre « s’est engagé à ne pas mettre en oeuvre cette proposition, qui n’était encore qu’une suggestion, à l’issue de la mission confiée à l’Inspection générale des finances (IGF) » sur la formation des prix alimentaires, explique-t-on au ministère de l’Economie.

Actuellement, les distributeurs de produits alimentaires ne peuvent proposer des promotions qu’à hauteur de 34%, une règle censée protéger la rémunération des producteurs. Lundi, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire avait annoncé le lancement d’une enquête de l’IGF pour vérifier la formation des prix des produits alimentaires en cette période d’inflation, notamment après que le président du comité stratégique des centres E. Leclerc, Michel-Edouard Leclerc, avait jugé « suspectes » certaines hausses de prix demandées par les industriels.

En parallèle, La France insoumise et le Rassemblement national avaient demandé la création d’une commission d’enquête parlementaire.

S’il s’avère que les dispositifs actuels ne profitent pas aux producteurs, « il faudra réfléchir à la possibilité de les modifier », avait indiqué lundi M. Le Maire sur France Inter, suggérant par exemple des promotions à 50%, au lieu des 34% autorisés.

Cette piste de réflexion a suscité une levée de boucliers dans le secteur agricole, Christiane Lambert ayant répondu que ce n’était « pas la bonne réponse ». « Cela reviendrait à renforcer la pression sur les entreprises et les agriculteurs, qui sont déjà étranglés par les hausses de leurs coûts de production », s’inquiétait aussi l’Ania, principale organisation de l’agroalimentaire.

 

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