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Reine incontournable des nuits parisiennes, actrice, chanteuse et jet-setteuse, Régine est décédée - Elle avait accueilli dans ses clubs les plus grandes stars internationales dans les années 70 et 80

La chanteuse et comédienne Régine, qui a longtemps régné sur le monde de la nuit avec des discothèques en France et à l'étranger, est décédée dimanche à 92 ans, a annoncé à l'Agence France-Presse (AFP) sa petite-fille, Daphné Rotcajg. "Régine nous a quittés paisiblement ce 1er mai à 11 heures" en région parisienne, a précisé Daphné Rotcajg.. "Partie avec sa boule à facettes et sa gouaille chaude et rassurante", Régine "avait fait danser pendant plus de 30 ans dans ses boîtes de nuit les stars du monde entier", poursuit ce texte transmis à l'AFP.

Le chanteur Renaud, qui lui a écrit plusieurs titres, considérait qu'elle était la dernière représentante historique de la chanson française, connue notamment pour "La grande Zoa", "Azzurro", "Les p'tits papiers" ou encore "Patchouli Chinchilla".

Elle a été propriétaire de jusqu'à 22 discothèques qui portaient son prénom dans le monde entier, à commencer par le mythique "Chez Régine", près des Champs-Elysées. Son prénom est devenu ainsi "l'emblème des nuits folles jusqu'au petit matin, elle-même dansant sur la piste jusqu'à la fermeture", indique le texte de Pierre Palmade. Régina Zylbergerg est née le 26 décembre 1929 à Anderlecht (Belgique), de parents juifs polonais. A Aix-en-Provence, en 1941, elle échappe à la déportation grâce à des Français non juifs.

"+Les petits papiers+ de Gainsbourg ou +La grande Zoa+ de Frédéric Botton, mais aussi Barbara, Sagan, Renaud, Marc Lavoine ou encore Serge Lama, tous ont été inspirés par l'authenticité de cette petite juive cachée pendant la guerre et évitant de peu les rafles de Klaus Barbie", poursuit le communiqué.

Elle a aussi fait du cinéma, figurant au générique d'une dizaine de films, comme "Jeu de massacres" d'Alain Jessua, "Robert et Robert" de Claude Lelouch ou "Les ripoux" de Claude Zidi. Dans les années 60, après être passée par l'Olympia, elle chante au Carnegie Hall de New York, devenant - avec notamment Edith Piaf - une des rares Françaises à avoir conquis l'Amérique.

Elle s'est également produite à Bobino.

"Ma plus grande joie serait qu'on écoute encore mes chansons dans cinquante ans", confiait-elle à l'AFP en 2020. "Je suis très fière que certaines soient devenues des classiques de la variété. (...) Mon premier métier, c'était les discothèques. Longtemps, la chanson n'a été qu'un passe-temps. Aujourd'hui, je me rends compte que la scène a été le plus important dans ma vie", déclarait encore la chanteuse et femme d'affaires.

De son vrai nom Régina Zylberberg, Régine est née le 26 décembre 1929 à Anderlecht en Belgique, de parents juifs polonais. A l’âge de trois ans, elle traverse avec sa famille une période difficile. Son père Joseph, amateur de poker, perd la boulangerie familiale au jeu. La famille quitte alors la Belgique et décide de s’installer à Paris au début des années 30. Rapidement la mère de Régine abandonne le foyer et part vivre en Argentine.

Au début des années 50, c’est à Juan-les-Pins où elle a trouvé une place de vendeuse dans une boutique, que Régine découvre les premières boîtes de nuit et l’esprit de festif de la nuit. En 1956, elle se lance dans l’aventure et ouvre une boîte de nuit, Chez Régine, rue du Four à Paris. Le succès est immédiat.

Celle que l’on surnomme la « Reine de la nuit » se fait appeler par son prénom, invente le concept de la boîte de nuit à la fois pailletée et feutrée, introduit le twist et reçoit les personnalités les plus en vogue du moment. Françoise Sagan, Yves Saint Laurent ou encore Serge Gainsbourg… Tous fréquentent le club de Régine.

Bientôt c’est la jet-set internationale qui se presse chez elle (Andy Warhol, Stavros Niarchos, Liza Minelli…).

Au début des années 60, elle ouvre le New Jimmy’s dans le quartier de Montparnasse. Elle fonde un véritable empire et multiplie l’ouverture des établissements, Régine’s, de New York à Monte-Carlo en passant par Rio de Janeiro : au total une trentaine d’établissements aux quatre coins de la planète showbiz.

En 1992, elle reprend la direction du mythique club Le Palace à Paris, mais suite à des démêlés judiciaires pour une affaire de trafic de drogue, l’établissement est fermé et Régine y laisse beaucoup d’argent.

Elle participe ainsi à une émission de télé-réalité, La Ferme célébrités, afin de récolter des fonds pour son association. Côté vie privée, Régine se marie en novembre 1947 à un commerçant, Paul. Ensemble ils ont un fils, Lionel, qui naît le 13 août 1948. Le couple divorce en 1951.

Elle rencontre ensuite l’homme d’affaires Roger Choukroun. Ils divorcent en 2004 après 34 ans de mariage.

En septembre 2006, elle perd son fils unique Lionel Rotcage.

En 2010, elle lui dédie le livre, A toi, Lionel, mon fils.

Régine a une petite-fille, Daphné, née en 1989.

Le 30 mars 2020, son frère cadet, Maurice, atteint de plusieurs maladies chroniques, meurt à l'âge de 87 ans. (Biographie Gala)

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Vos réactions

Portrait de La MILF
1/mai/2022 - 17h41

Mais elle n'a rien apportée à la société de la méritocratie !

LOL

Portrait de morfalous
1/mai/2022 - 17h35
McKinsey a écrit :

Heureusement qu’il nous reste encore Balasko pour continuer de promouvoir la classe et l’élégance à la Française…

Tu nous remettras la p'tite sœur, j'suis à sec avec Babeth Lévy

Portrait de McKinsey
1/mai/2022 - 17h23

Heureusement qu’il nous reste encore Balasko pour continuer de promouvoir la classe et l’élégance à la Française…

Portrait de Eric Mario Kartman
1/mai/2022 - 15h33

Parti trop tôt

Portrait de Morlock3
1/mai/2022 - 14h22

R.I.P

Portrait de jediozarme
1/mai/2022 - 13h45

Bravo Madame pour votre belle carrière . La clique en place va sûrement vouloir préempter un peu de votre notoriété pour vous imposer un passage par les invalides .

Portrait de Jacques Dorel
1/mai/2022 - 13h23

Tchao l'artiste et merci smiley 

Portrait de Jean62100
1/mai/2022 - 13h18

Triste disparition

Portrait de fastcheck
1/mai/2022 - 12h51

J'irai pleurer à Bilbao 

Seule au comptoir d'un vieux bistro

J'irai pleurer pour le plaisir

Et même j'irai pleurer pour rire

Portrait de toutdouxdoux
1/mai/2022 - 12h34
YVESM a écrit :

R.I.P.

Oui, mais avec une boule à facettes. smiley 

Portrait de tskynet
1/mai/2022 - 12h33

reposez en paix Madame

Portrait de Nouschka
1/mai/2022 - 12h33 - depuis l'application mobile
YVESM a écrit :

R.I.P.

reposez en paix Madame!

Portrait de YVESM
1/mai/2022 - 12h17

R.I.P.