france travail Hier soir, le magazine de France 2 "Complément d'enquête" proposait une enquête consacrée à Patrick Poivre d'Arvor, avec de nombreux témoignages de femmes, dont celui de Frédérique Lantieri. L'ex-présentatrice de "Faites entrer l'accusé" est revenue sur le jour où elle a été "humiliée" par le journaliste.
Elle l'a rencontré quand elle faisait un stage à la télévision publique, en 1980. "PPDA me voit tout de suite. Il m'a pris sous son aile pendant ses deux jours. J'avais 20 ans. C'était très flatteur. Il a dû m'emmener partout avec lui. Je crois même qu'on a déjeuné ensemble. Il s'est vraiment occupé de moi. Il doit me draguer un peu, mais il n'a pas de gestes déplacés. Il me fait des compliments", s'est-elle souvenue.
Et d'ajouter : "Quelques jours ou quelques semaines plus tard, j'ai dû recevoir une ou deux lettres, un ou deux coups de fil. Il me faisait des avances un peu plus prononcées. J'ai décliné très simplement. Ca s'est arrêté là". Quelques mois plus tard, alors qu'elle est au "Quotidien de Paris", Frédérique Lantieri revoit Patrick Poivre d'Arvor au cours d'une émission politique d'Antenne 2.
"On attend que PPDA ait terminé le journal, parce que l'émission se déroule exactement sur le même plateau. Il termine. Il sort tel un roi, telle une star. Il connaît un peu tout le monde. Il va pour dire bonjour. D'un seul coup, il me voit. Très fort devant tout le monde, il dit à mon rédacteur en chef : 'Qu'est-ce qu'elle fout là, celle-là ? Vous l'avez prise ? Nous, on n'a pas voulu d'elle !'", a-t-elle déclaré. Et de conclure : "Dans mon souvenir, tout le monde me regarde. Je ne sais pas quoi répondre. Il a voulu m'humilier pour se venger parce que j'ai décliné son offre. Parce que j'ai dit non".
Vos réactions
En 1980, ça faisait 3 ans qu'il présentait le 20h d'Antenne 2 quand même. Chef du service politique en 75 et rédacteur en chef adjoint en 76. Pas trop mal pour un jeunot !
Oui c'est curieux ça qu'un jeunot encarté "jeune giscardien" et très introduit ( sans jeux de mots) dans les milieux giscardiens se retrouve propulsé à la direction de l'information politique d'une chaîne d'état puis juste après à la présentation du journal.
Le mec singeait d'ailleurs tellement le nouveau président de l'époque qu'il l'avait imité en accolant "d'Arvor" à son vrai nom d'état civil de Poivre qu'il devait juger trop plébéien.
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