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Quatre ressortissants bulgares mis en examen pour proxénétisme aggravé et traite d'être humain après leur interpellation dans un campement informel de Bruges, au nord de Bordeaux, d'où ils opéraient un réseau de prostitution

Quatre ressortissants bulgares ont été mis en examen pour proxénétisme aggravé et traite d'être humain après leur interpellation mi-avril dans un campement informel de Bruges, au nord de Bordeaux, d'où ils opéraient un réseau de prostitution, a-t-on appris auprès du parquet et de source proche de l'enquête.

Il est reproché à ces individus très mobiles, qui franchissent les frontières facilement, d'être à la tête d'un "réseau de proxénétisme" dont l'ampleur serait "plus vaste" que les "trois victimes" connues à ce jour, a expliqué à l'AFP une source proche de l'enquête.

Ils trouvaient des jeunes femmes en Bulgarie qu'ils persuadaient de venir en France. Prostituées sous la contrainte sur les boulevards de Bordeaux ou des aires de stationnement de chauffeurs routiers, ces filles étaient "menacées, violentées" si elles résistaient et "maintenues dans un état de dépendance matérielle", a expliqué cette source.

L'enquête, entamée en 2019 et menée par la brigade de répression du banditisme et du proxénétisme (BRBP), sous la direction de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Bordeaux, s'est concentrée sur le chef présumé du réseau, un homme de 36 ans interpellé avec son épouse et deux autres hommes, ses "lieutenants".

Selon la même source, confirmant des informations du journal Sud Ouest, cet homme a pu continuer à diriger le réseau quand il était incarcéré en Bulgarie en 2020, donnant des ordres à son épouse depuis sa cellule.

Depuis 2019, les mis en cause ont franchi des frontières à multiples reprises et alterné les séjours entre France, Bulgarie, Allemagne et Italie où le chef du réseau est déjà connu pour ce type de faits.

Trois des mis en cause ont été placés en détention provisoire et un quatrième sous contrôle judiciaire, selon le parquet de Bordeaux, qui n'a pas souhaité "communiquer sur l'ampleur du réseau" et le nombre de victimes.

De l'argent liquide et une "berline allemande de forte valeur" ont été saisis lors de l'interpellation des quatre individus, selon la source proche de l'enquête, qui explique que leur activité criminelle leur assurait un "certain train de vie" en Bulgarie. 

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