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La maire de Montauban, Brigitte Barèges, porte plainte contre la députée Valérie Rabault et un ancien élu municipal qu'elle accuse de dénonciation calomnieuse

La maire de Montauban, Brigitte Barèges (LR), a annoncé mercredi porter plainte contre la députée (PS) Valérie Rabault et un ancien élu municipal, Claude Mouchard, qu'elle accuse de dénonciation calomnieuse dans une affaire de détournement de fonds publics où elle a été relaxée. "J'ai décidé à mon tour de déposer plainte contre ceux qui sont à l'origine de ce dossier", explique la maire LR dans une vidéo de près de sept minutes diffusée sur sa page Facebook. Brigitte Barèges vise la députée du Tarn-et-Garonne et présidente du groupe socialiste à l'Assemblée nationale Valérie Rabault, et Claude Mouchard, ancien chef de file de l'opposition à la mairie de Montauban. Elle leur reproche d'être allés "porter en mains propres à Mme le procureur de la République la plainte de M. Fourment et le dossier à charge qui l'accompagnait". Jean-Paul Fourment, son ancien chargé de communication, évincé à l'issue d'une procédure disciplinaire, avait dit à la justice avoir été payé par la collectivité entre 2012 et 2014 pour écrire des articles élogieux envers la maire de Montauban dans une publication locale, Le Petit Journal. Mise en examen en 2015 pour "détournement de fonds publics par personne dépositaire de l'autorité publique ou investie d'une mission de service public", l'élue de droite avait d'abord été condamnée en février 2021 par le tribunal judiciaire de Toulouse à une peine de cinq ans d'inéligibilité, douze mois de prison avec sursis et 15.000 euros d'amende. Elle avait ensuite été relaxée par la cour d'appel de Toulouse en décembre 2021. La procédure avait duré sept ans. Brigitte Barèges, 68 ans, avait alors pu retrouver son siège à la tête du chef-lieu du Tarn-et-Garonne (60.000 habitants), qu'elle occupait depuis 2001, ainsi que la présidence de la communauté de communes du Grand Montauban. "Nous n'avons pas le droit de laisser instrumentaliser la justice à des fins politiques", affirme-t-elle dans sa vidéo intitulée "Plus jamais ça". "Ces personnes-là ont agi parce qu'elles n'arrivaient pas à obtenir dans les urnes ce qu'elles ont pu obtenir, heureusement momentanément, grâce à la justice", y ajoute-t-elle.

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