04/04 10:46

Corse : Les nouveaux incidents hier soir entre manifestants et forces de l’ordre ont fait 15 blessés dont 3 graves, en marge de la manifestation organisée en mémoire d’Yvan Colonna

10h44: Emmanuel Macron a jugé « inacceptables » les violences la veille en Corse et affirmé qu’il n’y aurait « pas de discussion » sans « retour à l’ordre préalable ». « Ce que j’ai vu ce week-end est inacceptable, y compris avec des responsables politiques en tête de cortège », a-t-il dit sur France Inter, au lendemain d’affrontements lors d’une manifestation pour Yvan Colonna, le meurtrier du préfet Erignac mortellement agressé en prison par un autre détenu.

Une nouvelle manifestation, à laquelle participait notamment Gilles Simeoni, le président autonomiste du conseil exécutif de Corse, s’est déroulée dimanche après-midi à Ajaccio. Elle a dégénéré en violents affrontements entre 150 à 200 jeunes gens, souvent cagoulés et équipés de masques à gaz, et les policiers, tandis que des heurts se produisaient également près de Bastia. Selon Emmanuel Macron, l’assassinat d’Yvan Colonna en prison est « grave et inacceptable », mais ce dernier « n’est pas un héros » car « il a été condamné à plusieurs reprises » et fut « le lâche assassin du préfet Érignac » en 1998.

« La République ne peut accepter qu’un détenu soit ainsi abattu dans ces conditions par un autre détenu, et c’est pour ça que je prendrai des mesures très claires sur la base des rapports et de l’ensemble des faits qui me seront donnés », a-t-il ajouté. Mais « le retour à l’ordre est un préalable à toute chose », a prévenu le chef de l’Etat, alors que le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin s’était engagé à ouvrir dès cette semaine des négociations sur « l’ensemble des problématiques corses », dont « l’évolution institutionnelle vers un statut d’autonomie restant à préciser ». « Il n’y aura pas de discussion avec des gens qui se comportent comme cela », a affirmé Emmanuel Macron.

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06h39: 15 blessés dont 3 graves, c'est le dernier bilan d'hier dimanche des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre qui ont éclaté  en marge de la manifestation organisée « en mémoire d’Yvan Colonna » par un collectif de Corte (Haute-Corse) regroupant responsables politiques, syndicaux et étudiants. En fin d’après-midi, les heurts, principalement devant le commissariat et la préfecture d’Ajacccio avaient fait une vingtaine de blessés parmi les manifestants, dont trois sérieusement.

Les organisateurs ont revendiqué 10 000 participants, le procureur de la République d’Ajaccio a évoqué, lui, un rassemblement de 3500 personnes, indiquant que des boules de pétanque ainsi que des barres de fer avaient été saisies en amont de la manifestation. Gilles Simeoni, président du conseil exécutif de Corse, faisait partie du cortège précédé d’une banderole « Etat français assassin ».

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Dimanche 3 avril 2022

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21h04: Les heurts entre plus d’une centaine de jeunes gens, souvent cagoulés et équipés de masques à gaz, et les policiers, ont débuté vers 16 heures devant la préfecture, aussitôt après l’arrivée du cortège des manifestants qui a réuni 4 000 personnes selon la préfecture, 14 000, selon les organisateurs. Loin de se disperser, nombre de manifestants observaient, voire encourageaient les casseurs, a constaté l’AFP.

D’autres entonnaient l’hymne corse, le « Dio vi salvi Regina ». Répondant aux jets de cocktails Molotov et de bombes agricoles, les policiers ont répliqué avec des lances à eau et des grenades lacrymogènes. Une trentaine de personnes ont été blessées, dont au moins une grièvement, selon les pompiers. Aucun bilan n’a été fourni chez les forces de l’ordre qui disposaient de leur propre service de secours, selon un officier des pompiers.

 

15h33: Une nouvelle manifestation pour Yvan Colonna, militant indépendantiste mortellement agressé en prison, a débuté dimanche après-midi à Ajaccio, avec le risque, en cas de violences, de retarder l'ouverture annoncée de discussions avec le gouvernement autour d'une possible autonomie pour l'île.

A 15h00, un cortège de plusieurs milliers de personnes, derrière deux larges banderoles portant le désormais traditionnel slogan "État français assassin", s'est mis en marche sous le soleil vers la préfecture. Au milieu des dizaines de banderas, le drapeau corse frappé de la tête de Maure, émergeaient aussi un drapeau basque et un grand drapeau breton.

Cette marche réunissait au moins 3.800 personnes selon un premier comptage des autorités, 14.000 selon les organisateurs, un large collectif nationaliste demandant "justice et vérité" pour Yvan Colonna. Ce collectif avait été formé après l'agression mortelle, le 2 mars, du militant nationaliste, qui purgeait une peine de prison à perpétuité pour l'assassinat du préfet Claude Erignac en 1998 à Ajaccio.

Composé des partis politiques autonomistes et indépendantistes, des syndicats nationalistes et d'associations de défense de prisonniers, ce mouvement était déjà à l'origine des grandes manifestations des 6 et 13 mars à Corte et Bastia, qui s'étaient achevées dans la violence. 7.000 personnes s'étaient rassemblées à Bastia selon les autorités, 15.000 selon les organisateurs.

Nouvelle manifestation après le décès d'Yvan Colonna, agressé en prison alors qu'il purgeait une peine à perpétuité pour l'assassinat du préfet Claude Erignac en 1998, le 3 avril 2022 à Ajaccio

Face à de nouveaux risques de débordements, un imposant dispositif de sécurité a été mis en place dimanche dans Ajaccio, notamment devant la préfecture ou le palais de justice, qui avait été la cible des manifestants le 9 mars, avec un incendie dans la salle des pas perdus.

"Face à cette France meurtrière et en mémoire du patriote qu'était Yvan, nous serons tous ensemble dimanche pour la manifestation à Ajaccio", avait écrit Stéphane Colonna, son frère, mardi sur Twitter, en langue corse. Dimanche, il se trouvait effectivement en tête de cortège, entouré de très jeunes manifestants, des enfants pour certains, qui reprenaient en chœur le cri d'"État français assassin".

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Vos réactions

Portrait de KERCLAUDE
4/avril/2022 - 07h44

Certaines personnes vont en profiter pour installer le bordel et les manifestations de tous genres  en Corse. 

Portrait de MICMAH458
3/avril/2022 - 21h01
COLIN33 a écrit :

A mon avis ce n'est que le début des festivités !!!!

En effet, comme les gilets jaunes, les corses vont nous servir une manifestation d'hommages chaque samedi.  Leur façon de parlementer avec l'Etat français, cela sera de se réunir autour d'une table, d'entamer des négociations, et si en finalité la France ne leur donne pas ce qu'ils veulent, alors ils vont foutre le bordel pour faire plier les autorités.  C'est une façon comme une autre de faire, selon leurs méthodes bien à eux.  

Portrait de COLIN33
3/avril/2022 - 20h26 - depuis l'application mobile

A mon avis ce n'est que le début des festivités !!!!