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Plutôt imposant, accroché à 4 mètres de hauteur, le tout premier radar sonore – dit «anti-bruit» – de la capitale a été inauguré - Mais en quoi cela consiste? - VIDEO

Plutôt imposant, accroché à 4 mètres de hauteur, le tout premier radar sonore – dit «anti-bruit» – de la capitale a été inauguré, à l'angle de la rue d'Avron et de la rue Tolain, dans le 20e. S'il ne pourra pas verbaliser avant 2023, il permettra tout de même à l'Etat d'y mener une expérimentation de deux ans. Développé par Bruitparif, ce radar sonore – unique en France – est doté de trois caméras et de deux modules équipés chacun de quatre micros qui permettent de capter en même temps le bruit de plusieurs véhicules en même temps, «comme le ferait une oreille». Une toute nouvelle technologie qui sera installée rue d'Avron (20e) à titre expérimental, au moins jusqu'au printemps. Un second devrait bientôt l'être également rue Cardinet (17e).

Le radar sera ensuite retiré, pour que ses données soient analysées par le centre d'évaluation technique de l'environnement sonore d'Ile-de-France, Bruitparif. «On récupère les appareils fin mai 2022 pour faire des tests jusqu'à la fin de l'année 2022. Puis, on les réinstallera au printemps 2023, une fois qu'ils seront certifiés par l'Etat», explique Fanny Mietlicki, la directrice de Bruitparif.

Car à ce jour, «pour des questions liées à la protection des données personnelles», seul le ministère de la Transition écologique est habilité à traiter les données enregistrées par le radar en expérimentation. D'ailleurs, tout a été décidé par l'Etat : le modèle du radar (il en existe 3 modèles aujourd'hui sur le marché), son emplacement, la durée de l'expérimentation... Tant et si bien que Bruitparif pourra seulement «récupérer les données acoustiques».

Pour l'instant, le but est notamment de déterminer le niveau sonore maximal, fixé à 90 décibels dans un premier temps. Car aujourd'hui, selon la législation française et européenne, le niveau sonore maximal est propre à chaque véhicule, inscrit sur sa carte grise. Seuls les contrôles à l'arrêt permettent donc aux forces de l'ordre de vérifier leur conformité.

Au terme de ce processus, et en fonction de ce que décide l'Etat, la verbalisation des véhicules trop bruyants pourra alors être effective, mais «pas avant 2023» donc. A Paris spécifiquement, il faudra encore que les données du radar soient envoyées au centre de commandement de la police municipale, avant d'être étudiées sur place par les agents formés à cette mission.

En attendant, les agents de la police municipale parisienne sont déjà habilités à verbaliser les conducteurs de véhicules jugés trop bruyants, qui risquent entre 90 euros (amende minorée) et 135 euros d'amende, s'ils dépassent le seuil maximal autorisé sur la carte grise de leur véhicule. Pour cela, des opérations de contrôle aléatoires sont organisées «plusieurs fois par semaine» explique Nicolas Nordmann «sur des sites passants ou aux entrées de Paris».

Pour l'adjoint à la mairie de Paris chargé de la sécurité et de la police municipale, il s'agit avant tout d'opérations très visibles «à vocation pédagogique», la police ne pouvant pas arrêter tout le monde. Mais l'idée, explique celui qui vise tout particulièrement les deux-roues, et plus particulièrement les modèles débridés, est surtout «de faire comprendre qu'on ne peut pas faire le bruit qu'on veut lorsqu'on conduit à Paris».

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Vos réactions

Portrait de Amandecroquante
15/février/2022 - 12h08

Oui quand on habite en ville c’est un impératif. malheureusement  pour une minorité qui abuse vraiment.