11/02/2022 19:07

Convoi de la liberté: Emmanuel Macron "appelle au plus grand calme" - L'interdiction des rassemblements à Paris maintenue par la justice - Des blindés de la gendarmerie ont pris position dans la capitale

19h06: L'interdiction de rassemblement des convois anti-pass et anti-Macron à Paris décrétée par la préfecture de police a été maintenue par la justice, a-t-on appris vendredi auprès du tribunal administratif de Paris.

Partis en convois de toute la France, des milliers d'opposants aux restrictions sanitaires se rapprochaient vendredi soir de Paris. La police a estimé dans l'après-midi leur nombre à quelque 3.300 véhicules.

18h24: "J’en appelle au plus grand calme", a déclaré le président de la République Emmanuel Macron dans un entretien avec le quotidien Ouest France.

"Nous sommes tous collectivement fatigués par ce que nous vivons depuis deux ans", a déclaré le président français, "et parfois, cette fatigue se traduit aussi par de la colère. Je l’entends et la respecte. Mais j’en appelle au plus grand calme".

18h11: Des barricades anti émeute sont en cours d'installation sur les Champs Elysées en prévision de la venue du convoi de la liberté

 

 

16h35: Sur les Champs-Elysées, à Paris, des dépanneuses ainsi qu'un important dispositif policier est mis en place

16h27: Des blindés de la gendarmerie arrivent progressivement dans la capitale, comme le montrent des images postées sur les réseaux sociaux

15h17: Des blindés de la gendarmerie viennent d'arriver à Paris et vont prendre position sur plusieurs endroits stratégiques de la capitale

 

14h15: Le Premier ministre Jean Castex, qui ne veut "en aucun cas laisser associer les attaques virulentes contre la vaccination et le mot liberté", a assuré ce vendredi que le gouvernement ferait preuve de "fermeté" contre les convois autoproclamés "de la liberté". "Je ne peux pas en aucun cas laisser associer ces attaques virulentes contre la vaccination et le mot liberté" car "la liberté, ce n'est pas celle, je l'ai déjà dit dix fois, de contaminer les autres", a averti le chef du gouvernement au JT de France 2.
Pour lui, les revendications de ce mouvement ne sont "pas toujours très claires" mais "surtout à connotation sanitaire, des revendications qu'on connaît depuis longtemps contre la vaccination". "Le droit de manifester et d'avoir une opinion sont un droit constitutionnellement garanti dans notre République et dans notre démocratie. Le droit de bloquer les autres ou d'empêcher d'aller et venir ne l'est pas", a-t-il mis en garde.
"J'ai demandé au ministre de l'Intérieur, au préfet de police, de prendre des mesures pour ne pas bloquer Paris comme c'était, semble-t-il, l'intention des manifestants", a rappelé Jean Castex. "S'ils bloquent la circulation ou s'ils tentent de bloquer la capitale, il faut être très ferme", a-t-il insisté.

 

11h54: Réfutant toute volonté de bloquer la capitale, les participants espèrent s'y retrouver en soirée, y passer la nuit puis grossir samedi les rangs des différents cortèges contre le pass vaccinal organisés chaque semaine dans la capitale.

11h32: Un cortège de plusieurs centaines de véhicules, s'étirant sur plusieurs kilomètres, a également pris la route vers 9h00 depuis Châteaubourg (Ile-et-Vilaine), acclamé sur les premiers kilomètres par des sympathisants postés sur les ponts, a constaté une journaliste de l'AFP.

11h00: Le chef de file des Patriotes Florian Philippot, dont les troupes défilent chaque samedi à Paris contre les restrictions sanitaires, a prévu d'accueillir vendredi après-midi les "convois de la liberté" place Denfert-Rochereau.

10h56: Le point sur ce que l'on sait ce matin

Partis en "convoi" sur les routes de France, quelques milliers d'opposants au pass vaccinal veulent rallier vendredi soir les abords de la capitale, malgré l'interdiction de la préfecture, laissant planer le doute sur leurs intentions pour la suite. Depuis mercredi, ces premiers "convois de la liberté" français, inspirés de la contestation née au Canada, sont partis en voiture, camping-car ou covoiturage de Nice, Bayonne ou encore de Perpignan et devaient continuer à se mettre en marche vendredi matin des villes les plus proches de Paris.

Le mouvement, initié depuis une semaine sur les réseaux sociaux se présente comme "l'étape d'après" les manifestations de rue anti-gouvernementales, des "gilets jaunes" et plus récemment des opposants au pass sanitaire, selon les organisateurs. "Si les gens veulent manifester normalement, ils pourront le faire. S'ils veulent bloquer la circulation, on interviendra", a averti jeudi soir le ministre de l'Intérieur Gerald Darmanin sur LCI. "Ce n'est pas la chienlit la République Française", a lancé M. Darmanin.

Réfutant toute tentative de blocage, les participants espèrent converger dans la soirée vers Paris, y passer la nuit chacun comme il peut, puis participer samedi aux différents cortèges hebdomadaires contre le pass vaccinal organisés dans la capitale. Certains vont ensuite tenter de rallier Bruxelles pour une "convergence européenne" prévue le lundi 14 février. Les autorités belges ont toutefois décidé de leur interdire l'accès de la capitale, faute d'en avoir fait la demande.

10h06: Sur Twitter, la préfecture de police de Paris indique que "des engins spéciaux employés seront déployés", en postant plusieurs photos. Seront notamment utilisés des tracteurs anti-barricades, des lanceurs d'eau, des camions à bras hydraulique...

 

 

09h52: Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a mis en garde contre la "tentative d'instrumentalisation" politique de la "lassitude des Français" vis-à-vis de la pandémie que constituent selon lui les "convois de la liberté". Partis en "convoi" sur les routes de France, quelques milliers d'opposants au pass vaccinal veulent rallier vendredi soir les abords de la capitale, malgré l'interdiction de la préfecture, laissant planer le doute sur leurs intentions pour la suite. "Il y a une instrumentalisation d'une fatigue, une lassitude des Français, en tout cas une tentative d'instrumentalisation", a dénoncé M. Attal sur Europe 1.

"Vous avez des responsables politiques - je ne sais pas si je peux employer ce terme - qui cherchent à capitaliser politiquement sur cette lassitude et cette fatigue en essayant de lancer des mouvements", a-t-il accusé en citant nommément Florian Philippot. "Il suffit de regarder ses déclarations pour voir que c'est un mouvement qu'il encourage", a-t-il ajouté.

09h13: "Ce n'est pas le convoi de la liberté ce convoi-là, c'est le convoi de la honte et de l'égoïsme, ce ne sont pas des patriotes, ce sont des irresponsables", avait dénoncé mercredi sur LCI Le secrétaire d’État aux Affaires européennes Clément Beaune. Il avait également décrit le mouvement comme un "énième épisode des antivax qui sont pour certains cas complotistes, qui croient que le vaccin consiste à insérer des puces dans les bras des gens".

 

08h16: Jean-Luc Mélenchon a estimé jeudi sur France 2 qu'il pourrait "soutenir" les "convois de la liberté", décelant des convergences avec ses propres combats pour le pouvoir d'achat ou contre le pass vaccinal. "Je pourrais les soutenir, oui bien sûr, je vais voir comment tout cela se met en place", a-t-il expliqué. "Est-ce que les mouvements doivent montrer patte blanche et belle carte avant d'être soutenus ou pas?", a-t-il demandé, expliquant que, lui, commençait "par écouter ce que racontent les gens avant de décider s'ils sont antivax, fascistes, antisémites et tout ce qu'on nous a fait pour les gilets jaunes".

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07h00 : La préfecture de Police de Paris a dévoilé le dispositif sécuritaire entourant l’arrêté d’interdiction de manifestations des «convois de la liberté» qui court de vendredi à dimanche à Paris. Ce dispositif prévoit la mobilisation de 7.200 policiers et gendarmes sur les trois jours. Il permettra la sécurisation de la capitale ainsi qu’une multiplication des contrôles et des verbalisations des contrevenants.

Des contrôles auront lieu au niveau des péages mais également sur les principaux axes d’Ile-de-France. Ces contrôles auront pour but d’intercepter les véhicules et convois ayant décidé de braver l’interdiction de rassemblement.

La préfecture de Police rappelle que les personnes qui «persistent à vouloir rallier Paris» se mettraient hors-la-loi et risqueraient au titre de l’article L.412-I du Code de la route (délit d’entrave d’une voie ouverte à la circulation publique), de se voir punir de deux années d’emprisonnement, 4.500 euros d’amende, ainsi que la mise à la fourrière du véhicule, la perte de six points et la suspension du permis de conduire pour une durée de trois ans ou plus.

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Vos réactions

Portrait de Cfoutoutca
11/février/2022 - 08h04

Sur quel critere peuvent ils verbaliser...lol

Si le convoi n'est pas statique. Du gd nimp