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Rachat des parts de Bernard Tapie dans La Provence: La demande de transfert à Marseille des premières offres a été retirée

La demande de transfert à Marseille des premières offres de rachat des parts du groupe Bernard Tapie (GBT) dans la Provence, déposées au tribunal de commerce de Bobigny, a été retirée mercredi par l'avocate des requérants. "Nous avons demandé la radiation du recours étant donné que l'offre de Xavier Niel a déjà été récupérée au greffe", a déclaré à l'AFP Me Catherine Swarcz, avocate de trois des six CSE (comité social et économique) du groupe La Provence. Me Swarcz a récupéré une copie du bordereau qui confirme que l'offre de M. Niel a été récupérée auprès du greffe du tribunal de Bobigny, a constaté une journaliste de l'AFP.

Au terme d'un premier appel d'offres fin octobre, deux candidats repreneurs s'étaient manifestés auprès du tribunal de commerce de Bobigny, chargé de la liquidation du groupe Bernard Tapie: l'armateur CMA CGM, l'un des géants mondiaux du secteur, qui a son siège à Marseille, et la holding du fondateur de Free Télécom Xavier Niel, NJJ, déjà actionnaire de la Provence à hauteur de 11%. Mais leurs offres pour acheter les 89% détenus par la société de l'homme d'affaires Bernard Tapie, décédé en octobre, dans La Provence, important groupe de presse régionale du Sud-Est de la France détenant le titre éponyme et Corse-Matin, n'ont jamais été ouvertes.

Le 1er février, un deuxième appel d'offres a été lancé par les coliquidateurs judiciaires, les candidats pouvant déposer leurs dossiers jusqu'au 14 février à midi pour une ouverture le lendemain. Mardi, le tribunal de commerce de Marseille avait été saisi en référé par ces trois mêmes CSE, avec le soutien du Syndicat des journalistes SNJ de La Provence et FO et CGT de Corse Matin. Ils lui demandaient d'ordonner le transfert à Marseille des premières offres déposées à Bobigny et leur ouverture.

Mais à l'audience, l'avocate de la société "Avenir Développement", contrôlée par Xavier Niel, avait expliqué que cette demande des CSE "n'avait plus lieu d'être", son client ayant déjà récupéré l'enveloppe contenant son offre au tribunal de commerce de Bobigny.

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