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L'ancien PDG du quotidien régional Le Dauphiné Libéré, Christophe Tostain, poursuivi pour des faits de violences à l'encontre d'une femme, condamné à 1.000 euros d'amende

L'ancien PDG du quotidien régional Le Dauphiné Libéré, Christophe Tostain, poursuivi pour des faits de violences à l'encontre d'une femme, a été condamné à 1.000 euros d'amende, selon son avocat. Il devra également verser 1.000 euros de dommages et intérêts à la plaignante. Le jugement, rendu en délibéré, n'a pas retenu la circonstance aggravante de violences par concubin.

M. Tostain, 50 ans, avait comparu en novembre devant le tribunal correctionnel de Grenoble pour des faits de "gifles, insultes, coups" commis à son domicile le 14 février 2021 à Grenoble. Une incapacité totale de travail d'un jour avait été prononcée. "C'est un jugement qui me semble parfaitement conforme au droit, équilibré, qui remet les choses à leur juste place", a estimé son avocat, Me Jean-Félix Luciani. Le ministère public avait requis un an d'emprisonnement, dont dix mois avec sursis probatoire pendant deux ans, ainsi que la révocation des six mois de sursis prononcés en 2019 par le tribunal correctionnel de Lyon lors d'une première condamnation pour des faits similaires. "C'est un dossier qui a fait beaucoup de bruit pour quelque chose qui était une contravention", a-t-il estimé. À la barre, Christophe Tostain avait rejeté les accusations de la plaignante et dénoncé "une volonté de se venger et de (le) piéger". "Depuis plusieurs mois, elle me sollicitait pour obtenir un job" au sein du Dauphiné Libéré, ce qu'il lui refusait, avait-il allégué.

PDG du quotidien régional depuis 2013, M. Tostain s'était mis en retrait de ses fonctions en mars 2021 lorsque son propre journal avait révélé les faits. Christophe Tostain avait été condamné une première fois en mai 2019 à six mois de prison avec sursis pour "violences sur conjointe" et "outrages" à l'encontre de gendarmes. Des faits qu'il avait reconnus lors de son procès, se disant "extrêmement honteux". M. Tostain souhaite désormais "mettre cette histoire derrière lui", a souligné Me Luciani. "Ce qu'il veut maintenant, c'est continuer la vie et la reconstruire, il faut bien qu'il la reconstruise désormais professionnellement".

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