drapeau
La direction s'est félicitée que celle-ci "ne soit plus disproportionnée".
La holding GSO (Groupe Sud Ouest) SA était il y a encore un an endettée à hauteur d'une centaine de millions d'euros, à la suite du rachat en 2007 des Journaux du Midi (Midi Libre, l'Indépendant, Centre Presse) et de problèmes liés à sa filiale de journaux gratuits S3G, qui employait plus de 1.200 personnes et a aujourd'hui disparu du groupe.
Quelque 32,5 millions d'euros de cette dette viennent de trouver une solution avec un plan d'ORA (obligations remboursables en actions) qui permettra aux banques prêteuses d'obtenir 12% du capital de GSO SA et 12% de celui de Sud Ouest d'ici à huit ans, à moins que le groupe ne les rembourse d'ici là.
Par ailleurs, GSO SA, qui avait une dette d'une quarantaine de millions d'euros (M EUR) vis-à-vis des entités qui la constituent, en a apuré 27 M EUR d'un coup entre mercredi et jeudi.
Ses actionnaires ont en effet voté des remontées de dividendes à hauteur de 3 M EUR de la part de Pyrénées Presse (La République des Pyrénées et l'Eclair), 7 M EUR de la part des Journaux du Midi, et 17 M EUR de la part du journal Sud Ouest, a indiqué la source syndicale.
Reste un reliquat de dette de 38 M EUR provenant du rachat des Journaux du Midi. Pour celle-ci, un accord de remboursement sur quatre ans a été conclu avec les banques, dont 21,6 M EUR rien que pour 2011. Mais il semble que les trois quarts environ du remboursement de l'an prochain pourront être assurés par la vente à venir de l'ancien siège de Sud Ouest, situé dans le centre-ville de Bordeaux.
Le président du directoire de GSO SA, Pierre Jeantet, n'a pas contesté les chiffres avancés par les syndicats, et a noté auprès de l'AFP qu'avec un chiffre d'affaires consolidé de 400 M EUR, GSO SA faisait face dorénavant à "une dette qui est en adéquation avec nos rentabilités prévisibles, qui n'est plus disproportionnée".
"Après une crise grave et coûteuse, nous entrons donc en 2011 dans une situation assainie et qui n'est plus dangereuse", a-t-il souligné.
Il a noté que le groupe aura l'an prochain "des fonds propres positifs" même s'il "n'est pas en situation de verser des dividendes et n'en versera pas avant 2015". Il s'est félicité que GSO commence l'année "avec plus aucun aléa sur les gratuits", puisque le groupe n'en conserve aucun hormis ceux d'information générale, Direct Bordeaux7 et Direct Montpellier Plus.
Les syndicats ont émis auprès de l'AFP la crainte que les remontées de dividendes de 27 M EUR, quoique parfaitement légales, ne fragilisent la position financière des journaux du groupe, notamment ceux du groupe Journaux du Midi.
M. Jeantet a reconnu que ces ponctions "enlèvent aux journaux de l'argent qu'ils auraient pu utiliser sur d'autres projets". "Mais elles ne les fragilisent pas dans leur activité courante", a-t-il noté.
Il a observé parallèlement "qu'une reconfiguration du groupe est en cours", et que les Journaux du Midi présentent "un problème particulier de rentabilité qui décline depuis deux ans", soulignant que leur conseil de surveillance a décidé en décembre de lancer une étude sur ce point.
Vos réactions
Jeantet vient du Monde, un bel exemple de savoir faire en matière de gestion ! mdrrrrrr
Réagissez
Nouveau ?
Inscrivez-vousDéjà membre ?
Mot de passe oublié ?