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Une plateforme commune rassemblant tous les appels aux numéros d'urgence sera expérimentée à partir de 2022 - Mais ce numéro unique divise les secouristes, découvrez pourquoi - VIDEO

Une plateforme unique rassemblant tous les appels aux numéros d'urgence sera expérimentée à partir de 2022, pendant deux ans, a annoncé Emmanuel Macron, ce samedi, lors du Congrès national des sapeurs-pompiers à Marseille.

En annonçant cette expérimentation, qui testera trois types de plateformes pour les appels vers le 15, le 17 et le 18, le chef de l'État acte ainsi par avance une disposition-phare de la proposition de loi Matras en passe d'être adoptée au Parlement.

Le chef de l'Etat s'est exprimé à ce sujet lors du Congrès national des Sapeurs-Pompiers à Marseille ce samedi 16 octobre. Trois types de plates-formes seraient expérimentées pour les appels vers ces trois numéros d'urgence.

La première plate-forme unique expérimentée prendra en charge les appels au 15 (Samu), au 17 (police-secours) et au 18 (sapeurs-pompiers). Une deuxième plate-forme gèrera uniquement les appels au 15 et au 18. Tandis qu'une troisième regroupera les appels au 15 et aux urgences médicales. L'objectif est d'envoyer aux appelants les secours les plus adaptés et le plus vite possible.

Par ses déclarations, Emmanuel Macron devance une disposition-phare de la proposition de loi Matras, qui devrait bientôt être adoptée au Parlement. Consacrée à la sécurité civile, ce texte législatif prévoit notamment la sacralisation du 112 comme numéro d'appel d'urgence unique et plaide pour l'expérimentation durant trois ans d'une plate-forme commune entre les services de secours aux personnes.

Un projet qui a déjà été adopté dans certains pays membres de l'UE. Ainsi la Suède, le Danemark et les Pays-Bas notamment ont choisi le 112 comme numéro d'urgence unique.  

Toutefois, ce texte qui est en débat depuis le mois de mai dernier ne fait pas l'unanimité au sein des professionnels de santé. Une tribune signée par 250 médecins et urgentistes s'inquiète des possibles répercussions sur le fonctionnement des services de secours, avec le risque d'«une réponse à la fois moins efficace, voire dangereuse et plus coûteuse pour le contribuable», expliquent-ils dans ce document paru dans le JDD.

De leur côté, les partisans du numéro unique et d'une plate-forme commune plaident pour leur bon fonctionnement dans d'autres pays et affirment que techniquement ce projet peut aboutir après une phase d'expérimentation.

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Vos réactions

Portrait de sNow
19/octobre/2021 - 06h33 - depuis l'application mobile
.Kazindrah. a écrit :

Un seul numéro ne va-t-il pas créer un "embouteillage" sur la ligne et retarder les prises en charge ?

@.Kazindrah. Non ça n’a rien à voir.
Par contre, appelez le 15 à certaines heures : l’attente est interminable par faute de moyens et de personnels.

Portrait de .Kazindrah.
18/octobre/2021 - 15h00

Un seul numéro ne va-t-il pas créer un "embouteillage" sur la ligne et retarder les prises en charge ?