09/10 17:02

Près de deux tiers des messages de haine en ligne signalés aux plateformes sont supprimés, selon une évaluation de la Commission européenne

Près de deux tiers des messages de haine en ligne signalés dans l'UE aux plateformes sont supprimés, selon une évaluation de la Commission européenne portant sur mars-avril qui montre une baisse de ce taux par rapport aux deux dernières années. Ce rapport concerne Facebook, YouTube, Twitter, Instagram, Jeuxvideo.com, TikTok, tous signataires du Code de conduite de l'Union européenne visant à combattre les discours de haine illégaux en ligne, lancé en 2016. Selon cette sixième évaluation, ces plateformes ont retiré en moyenne 62,5% des contenus signalés par 35 organisations de lutte contre les discriminations de 22 Etats membres entre le 1er mars et le 14 avril derniers.

Ce taux est inférieur aux 71% enregistrés en moyenne sur une même période de six semaines en 2019 comme en 2020.

Si elle a diminué sur Facebook et YouTube, cette proportion a toutefois augmenté sur Twitter et Instagram. TikTok, qui était évalué pour la première fois, a retiré 80% des contenus signalés. Les discours de haine basés sur l'orientation sexuelle et la xénophobie sont les plus fréquemment cités.

Les entreprises se sont engagées dans le code de conduite à examiner la majorité des demandes de suppression en moins de 24 heures. Le taux d'examen des signalements dans ce délai demeure élevé (81%), mais il a aussi baissé par rapport à 2020 (90%).

Au total, quelque 4.500 signalements ont été transmis aux plateformes, Facebook en tête, puis Twitter, YouTube, Instagram, Jeuxvideo.com et TikTok. Snapchat, Dailymotion et Microsoft, également signataires du code de conduite, n'ont pas reçu de telles demandes pendant la période d'évaluation. Le maintien en ligne des messages contestés est parfois dû à une divergence d'appréciation entre l'organisation faisant le signalement et la plateforme, qui évalue le caractère licite du contenu au regard de ses règles internes et des lois nationales.

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