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Ouverture lundi du Prix Bayeux des correspondants de guerre, événement annuel destiné à rendre hommage aux journalistes qui exercent leur métier dans des conditions périlleuses

La vie sous le nouveau régime taliban en Afghanistan, le coût humain des smartphones pour les enfants de la République démocratique du Congo, le conflit en Birmanie sont au programme du 28e Prix Bayeux des correspondants de guerre qui s'ouvre lundi. Le Prix Bayeux, événement annuel destiné à rendre hommage aux journalistes qui exercent leur métier dans des conditions périlleuses, va s'étaler sur une semaine. Il débutera par l'ouverture de plusieurs expositions lundi et mardi.

La responsable de la programmation du Prix Bayeux, Aurélie Viel, a indiqué à l'AFP qu'une "table ronde +Afghanistan, la vie sous le nouveau régime taliban+", aurait lieu le 9 octobre.

Un journaliste afghan arrivé en France en août, des journalistes français qui viennent de rentrer d'Afghanistan et d'autres qui ont couvert la chute des talibans il y a 20 ans, participeront à cette rencontre, a précisé Mme Viel. "Seven grams" de Karim Ben Khelifa expliquera ainsi d'où viennent "les composants de nos smartphones extraits souvent par des enfants de mines de République du Congo au sous-sol très riche, avec des conditions de travail dramatiques", avait expliqué fin août Patrick Gomont, maire de la ville co-organisatrice du Prix avec le département du Calvados et la région Normandie. "Myanmar Printemps 2021" reviendra sur les événements autour du coup d'Etat militaire en Birmanie.

"Douze jeunes photojournalistes, anonymes bien évidemment, nous ont fait parvenir leur travail ce qui permettra d'éveiller notre conscience sur les conflits sanglants qui font toujours rage sur place", avait poursuivi M. Gomont.

"S'élever au milieu des ruines, danser entre les balles" de Maryam Ashrafi évoquera de son côté notamment la transformation de la condition des femmes apportée par le mouvement kurde lors de la guerre civile syrienne.

Le journaliste français Rémy Ourdan et le photographe bosnien Damir Sagolj présenteront eux une exposition sur l'histoire des juifs de Sarajevo.

Et la traditionnelle exposition grand format en extérieur reviendra sur la vie "extraordinaire" du président du jury de cette édition, Manoocher Deghati, grièvement blessé à la jambe à Ramallah par un tireur israélien en 1996. Le photoreporter franco-iranien de 67 ans, qui a longtemps travaillé pour l'AFP, "a voyagé dans plus de 100 pays", selon M. Gomont.

Côté avant-premières, "Le traducteur", un thriller surtitré "un mot peut changer une vie", de Rana Kazkaz et Anas Khalaf, sera présenté lundi soir et suivi d'un échange avec les réalisateurs. Il doit sortir le 13 octobre en salles.

Plusieurs autres soirées débats sont également au programme, sur la Syrie notamment. Un salon du livre regroupera une vingtaine d'auteurs dans cette ville proche d'Omaha Beach, site du célèbre débarquement du jour J.

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