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30/09 16:31

Une ex-secrétaire d'un camp de concentration nazi aujourd'hui âgée de 96 ans a pris la fuite avant l'ouverture de son procès aujourd'hui en Allemagne

Une ex-secrétaire d'un camp de concentration nazi aujourd'hui âgée de 96 ans a pris la fuite avant l'ouverture de son procès ce jeudi en Allemagne, suscitant la stupéfaction dans le tribunal où elle doit répondre de complicité de meurtre dans plus de 10.000 cas. "L'accusée est en fuite (...) Un mandat d'arrêt a été émis", a sobrement annoncé le président de la Cour près de vingt minutes après l'ouverture prévue de la première audience ce jeudi à Itzehoe, dans le nord de l'Allemagne.

Irmgard Furchner "a quitté son foyer (pour personnes âgées) ce matin. Elle a pris un taxi" pour rejoindre une station de métro de la périphérie d'Hambourg, a précisé une porte-parole du tribunal d'Itzehoe, Frederike Milhoffer.

"Nous sommes à sa recherche et nous ne savons pas où elle est", a confirmé une porte-parole de la police d'Itzehoe à la mi-journée.

Son avocat, Wolf Molkentin, était présent dans le prétoire mais il n'a fait aucune déclaration aux journalistes.

En milieu de journée, le tribunal n'était pas en mesure de dire si le procès pourrait commencer dans la journée.

Cette fuite, qui selon Der Spiegel avait été annoncée par l'accusée dans une lettre adressée au président de la Cour, Dominik Gross, a suscité la consternation, notamment du président du Centre Simon-Wiesenthal qui traque les nazis encore en vie.

"Suffisamment en bonne santé pour fuir, suffisamment en bonne santé pour aller en prison !", a twitté Efraim Zuroff.

Jusqu'ici les quatre anciens gardes ou employés de camps nazis qui ont été condamnés depuis dix ans en Allemagne s'étaient tous assis dans le box des accusés.

En raison de la présence prévue de plus de 130 journalistes ainsi que de nombreuses parties civiles, le tribunal d'instance d'Itzehoe a été déplacé dans un bâtiment d'une zone d'entrepôts à l'extérieur de la ville.

Seule femme impliquée dans le nazisme à être jugée depuis des décennies en Allemagne, Irmgard Furchner ne s'est pas exprimée sur les faits qui lui sont reprochés avant l'ouverture du procès.

Ce dernier, s'il s'ouvre finalement, doit être suivi par celui, une semaine plus tard, d'un centenaire, un ancien gardien du camp nazi de Sachsenhausen, près de Berlin.

Jamais encore l'Allemagne, qui a longtemps montré peu d'empressement à retrouver ses criminels de guerre, n'avait jugé d'anciens nazis aussi âgés.

Agée au moment des faits de 18 à 19 ans, Irmgard Furchner, qui vit dans une résidence pour personnes âgées près de Hambourg, doit être jugée par une Cour spéciale pour jeunes pour "complicité de meurtre dans plus de 10.000 cas", selon le Parquet.

L'accusation lui reproche d'avoir participé au meurtre de détenus dans le camp de concentration de Stutthof, dans la Pologne actuelle, où elle travaillait en tant que dactylographe et secrétaire du commandant du camp, Paul Werner Hoppe, entre juin 1943 et avril 1945.

Dans ce camp proche de la ville de Gdansk (Dantzig à l'époque) où périrent 65.000 personnes, "des détenus juifs, des partisans polonais et des prisonniers de guerre soviétiques" ont été systématiquement assassinés, a rappelé le Parquet.

L'avocat Christoph Rückel, qui représente depuis des années des survivants de la Shoah, a assuré sur la chaîne régionale publique de télévision NDR, qu'elle avait "tapé à la machine les ordres d'exécution et de déportation et apposé ses initiales".

A l'issue d'une longue procédure, la justice avait estimé en février que la nonagénaire était apte à comparaître malgré son grand âge.

Les auditions, prévues pour s'étaler jusqu'en juin 2022, devraient se limiter à quelques heures par journée d'audience.

Soixante-seize ans après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, la justice allemande continue de rechercher d'anciens criminels nazis encore en vie.

Huit dossiers impliquant d'ex-employés des camps de Buchenwald et de Ravensbrück notamment, sont actuellement examinés par différents parquets allemands, a dit à l'AFP l'Office central pour l'élucidation des crimes du national-socialisme.

Quelque 4.000 femmes ont officié comme gardienne dans les camps de concentration, d'après des historiens.

La jurisprudence de la condamnation en 2011 de John Demjanjuk, un gardien du camp de Sobibor en 1943, à cinq ans de prison ferme, permet désormais de poursuivre pour complicité de dizaines de milliers d'assassinats n'importe quel auxiliaire d'un camp de concentration, du garde au comptable.

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Vos réactions

Portrait de Jean Bernard Martin
1/octobre/2021 - 07h58

Elle a foutu le kampf

Portrait de Raspoutine from South
30/septembre/2021 - 19h08

"Jamais encore l'Allemagne, qui a longtemps montré peu d'empressement à retrouver ses criminels de guerre"

"Peu d'empressement", mdr, alors ça c'est peu de le dire. Le 2eme crime allemand ça a été l'après guerre où ils ont tout fait pour ne rien faire ou si peu. Du coup on a cette situation ubuesque où les jeunes magistrats allemands essaient de compenser ces décennies où le pays a fait l'autruche en jugeant quelques vieillards.

Portrait de th93100
30/septembre/2021 - 18h09
végéTarien a écrit :

Exact, comme la maitresse de Zemmour smiley 

WArf... mais .... mais  mais.... comme vous êtes drôle !!!!!

Portrait de Coronagentil
30/septembre/2021 - 17h59

Il faut la condamner à perpétuité pour génocide et délit de fuite ainsi que ses enfants sur 20 générations et tous les gens de son village et tous ceux qui portent le même prénom qu'elle!!!! Vite il en va de la survie de l'humanité!!