Jean-Pierre Escalettes Google fait appel de l'amende de 500 millions d'euros infligée en juillet par l'Autorité de la concurrence française dans le dossier des droits voisins, première décision d'une autorité de régulation européenne sur ce sujet, a-t-il annoncé mercredi. "Nous sommes en désaccord avec certains éléments juridiques, et considérons que le montant de l'amende est disproportionné au regard des efforts que nous avons mis en place" pour appliquer les droits voisins, qui visent à rémunérer la presse pour la reprise de ses contenus par le moteur de recherche, a indiqué dans un communiqué Sébastien Missoffe, le directeur général de Google France.
"Nous reconnaissons le droit voisin, et nous restons engagés pour signer des accords en France" avec les éditeurs de presse, a-t-il ajouté. Le 13 juillet, l'Autorité de la concurrence française a condamné Google à une amende de 500 millions d'euros pour ne pas avoir négocié "de bonne foi" avec les éditeurs de presse sur l'application des droits voisins.
L'Autorité de la concurrence avait par ailleurs ordonné à Google de "présenter une offre de rémunération pour les utilisations actuelles de leurs contenus protégés" aux éditeurs et agences de presse, sous peine de se voir infliger des astreintes qui pourront aller jusqu'à 900.000 euros par jour au total. Mercredi, le géant américain a précisé qu'il avait pris des initiatives pour répondre aux demandes exprimées par l'Autorité de la Concurrence le 13 juillet.
Vos réactions
Réagissez
Nouveau ?
Inscrivez-vousDéjà membre ?
Mot de passe oublié ?