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L'agence de presse bélarusse BelaPan et plusieurs de ses employés ont été visés par des perquisitions et des arrestations

L'agence de presse bélarusse BelaPan et plusieurs de ses employés ont été visés par des perquisitions et des arrestations, dernière illustration de l'offensive du régime du président Alexandre Loukachenko contre les médias et l'opposition. Les perquisitions ont été effectuées dans le cadre d'une enquête pour "organisation d'actes ayant violé l'ordre public", selon l'Association bélarusse des journalistes.

Le rédacteur en chef-adjoint de BelaPan, Alexandre Zaïtsev a vu son téléphone portable, un disque dur et une tablette saisis, selon la même source.

Le domicile de la rédactrice en chef de l'agence, Irina Levchina, et celui d'une journaliste de BelaPan, Irina Tourtchina, ont également été perquisitionnés. Mme Tourtchina et l'un de ses collègues, le journaliste Zakhar Chtcherbakov, ont été interrogés, avant d'être relâchés.

Mais la comptable de BelaPan, Ekaterina Boïeva, et l'ancien directeur de l'agence, Dmitri Novojilov, ont été arrêtés et placés en détention provisoire à Minsk, selon l'Association bélarusse des journalistes, qui appelle les autorités à les "libérer immédiatement". "On peut fermer les médias indépendants, on peut arrêter leurs employés, on peut intimider les gens. Mais personne ne peut réprimer les pensées et les idées", a-t-elle souligné.

Les sites de l'agence belapan.by et belapan.com n'étaient plus accessibles depuis la mi-journée.

Dans la matinée, ils avaient encore pu publier deux messages annonçant les perquisitions. Depuis des mois, le régime de M. Loukachenko poursuit sans relâche une répression du mouvement de contestation massif apparu en août 2020 contre sa réélection. Ce mouvement a rassemblé pendant des mois des dizaines de milliers de manifestants avant de s'essouffler à coup d'arrestations, de violences, d'exils forcés et de procès.

La répression s'est également abattue sur les médias. En février, deux journalistes de la chaîne de télévision d'opposition Belsat, Daria Tchoultsova et Katerina Bakhvalova, ont été condamnées à deux ans de prison, accusées d'avoir fomenté des "troubles" en couvrant la contestation de 2020.

En juillet, les autorités bélarusses ont bloqué l'accès à l'un des principaux médias d'opposition en ligne, Nacha Niva, après avoir déjà bloqué en mai la principale plateforme internet du pays, TUT.BY.

Le régime bélarusse a également arrêté fin mai un journaliste en exil, Roman Protassevitch, détenu après l'interception au-dessus du territoire bélarusse de l'avion de ligne dans lequel il se trouvait.

Au pouvoir depuis 1994, M. Loukachenko a nié lui, au cours d'une récente grande conférence de presse télévisée, toute répression dans son pays et accusé ses détracteurs d'avoir voulu fomenter un "coup d'Etat" avec l'aide de l'Occident, qui chercherait ainsi à s'en prendre à la Russie.

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Vos réactions

Portrait de seb2746
19/août/2021 - 16h08
Steyr Manlicher a écrit :

Et dire que certains pensent que la France est dictature... M'enfin smiley 

Y'a quoi qui change ?

 

Les médias aux ordres => idem, la répréssion des manifs => idem, l'arrestation et les vols d'informations de journaliste ET des amis/familles => idem, des lois qui privent les libertés => idem, des policiers et milices en armes de guerre dans la rue => idem, la censure des gens anti-pouvoirs => idem...