02/08 11:16

Des milliers de fêtards se sont réunis un peu partout en France, dans une dizaine de rave-parties, après avoir répondu à un appel lancé sur les réseaux sociaux!

Dans la nuit de samedi à dimanche, des milliers de fêtards se sont réunis un peu partout en France, dans une dizaine de rave-parties, après avoir répondu à un appel lancé sur les réseaux sociaux les enjoignant à participer à une «Nuit des meutes», en hommage notamment à Steve Maia Caniço.

Lors de la Fête de la musique à Nantes en 2019, ce jeune homme de 24 ans était tombé dans la Loire et s'y était noyé à la suite d'une intervention controversée des forces de l'ordre, venues faire cesser la musique. L'analyse des relevés du téléphone de la victime avait notamment permis de situer sa chute à 04h33, «soit dans le temps de l'intervention de la police nationale», selon le procureur de Rennes. Depuis, le commissaire Grégoire Chassaing et le sous-préfet Johann Mougenot ont été mis en examen pour homicide involontaire.Pour cette «Nuit des meutes», les teufeurs voulaient donc saluer la mémoire de Steve Maia Caniço, mais aussi, plus largement, dénoncer «la répression policière et juridique permanente des fêtes libres». Selon le réseau France Bleu, des rave-parties ont ainsi eu lieu dans différents départements français.

En Isère par exemple, pas moins de 3.000 personnes ont fait la fête sur le site de l'ancienne ZAD de Roybon. Eric Vaillant et Laurent Prévost, respectivement procureur de la République de Grenoble et préfet, ont indiqué qu'une enquête judiciaire a été ouverte pour «déterminer les responsabilités des organisateurs».

La situation était en revanche plus détendue dans le Calvados, à Honfleur, où une soirée semblable a rassemblé un millier de participants, sous le pont de Normandie. Leur départ était prévu ce dimanche 1er août en début d'après-midi et les policiers ont indiqué que le lien avec les organisateurs s'était établi «dans le calme et sans aucune hostilité».

Plusieurs rave-parties ont aussi eu lieu en Bretagne. Quelques centaines de personnes se sont réunies dans différentes communes du Finistère, même si les forces de l'ordre ont empêché la tenue de l'une de ces soirées, à Spézet. Trois ou quatre autres rassemblements, de taille plus modeste, ont été enregistrés dans les Côtes-d'Armor. Ils ont attiré une dizaine de teufeurs chacun.

Ces derniers étaient plus nombreux en Vendée : plusieurs centaines rassemblés près de Thorigny. Entre 300 et 400 personnes étaient encore sur place dimanche matin, selon la préfecture. Les fêtards de Vaiges, en Mayenne, ont eux aussi joué les prolongations puisqu'une bonne partie des 750 participants à la soirée non-autorisée de la veille étaient toujours mobilisés ce 1er août, à la mi-journée. Un autre rassemblement, moins suivi, à eu lieu dans le sud-ouest du département, à Senonnes.

Enfin, en Côte-d'Or, 500 teufeurs ont fait la fête sur un terrain privé à Is-sur-Tille, tandis qu'en Gironde, 1.500 participants ont dansé jusqu'à 4h du matin au Barp. Ces rassemblements de masse interviennent alors que la France connaît une nouvelle augmentation des contaminations au Covid-19, notamment en raison de la circulation du variant Delta. Les autorités de l'Isère ont d'ailleurs indiqué que des «verbalisations relatives [...] au non-respect des consignes sanitaires» seraient effectuées.

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Vos réactions

Portrait de .Kazindrah.
2/août/2021 - 14h35

Avec ce genre de manifestation la covid 19 a encore de beaux jours devant elle... et de très mauvais pour nous.

Portrait de Yanik65
2/août/2021 - 13h45

Remarque sans arrière pensée mais, si ces évènements sont organisés via les RS, il n'y a personne parmi les services de police/gendarmerie ou au ministère de l'Intérieur pour anticiper et faire annuler ces rassemblements ?

Portrait de C'est Mon Avis
2/août/2021 - 12h44

Et après ils disent que ce sont les gens vaccinés qui sont des moutons !