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L’Agence du médicament demande à 40.000 femmes en France, toutes porteuses de stérilets issus des marques Ancora et Novaplus, à se les faire retirer

Déjà suspendus du marché depuis novembre 2019, certains stérilets des marques Ancora et Novaplus doivent être retirés préventivement, «sans urgence», a fait savoir ce mardi l'Agence du médicament (ANSM). Sont visés les dispositifs intra-utérins (DIU) de ces deux marques du fabricant espagnol Eurogine, dont la pose a été réalisée avant mars 2019. En cause, un défaut de stabilité, pouvant causer des expulsions spontanées et ainsi exposer à des grossesses non désirées.

«Ce retrait pourra être réalisé à l’occasion d’une prochaine consultation de gynécologie», indique l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) dans un communiqué, selon laquelle 40.000 femmes en France au maximum sont concernées.

En revanche, en cas de suspicion d'expulsion spontanée, avec ou sans «signes évocateurs» (fil de traction absent ou plus long que prévu, douleurs abdominales, saignements entre les règles ou après un rapport sexuel, douleurs lors des rapports sexuels...), il est recommandé aux femmes concernées de consulter «dès que possible le professionnel qui assure habituellement (leur) suivi gynécologique», et d'utiliser une autre méthode de contraception jusqu’à la consultation.

Jusque-là, l'ANSM conseillait seulement le retrait du dispositif contraceptif - dont la commercialisation a été suspendue en novembre 2019 - s'il était posé depuis plus de trois ans. Un délai qui a été supprimé ce mardi.

«De nombreux signalements notamment de grossesse ou d’expulsion spontanée continuent d’être rapportés à l’ANSM concernant des modèles Ancora ou Novaplus ayant été posés jusqu’en mars 2019», explique en effet l'établissement public sanitaire. Avant le rappel, en décembre 2019, ces DIU représentaient environ 5 % des ventes totales de DIU en France.

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