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Le géant Apple, accusé d’abus de position dominante, doit ouvrir les portes de son écosystème mobile, a martelé l'éditeur Epic Games

Apple doit ouvrir les portes de son écosystème mobile, a martelé l'éditeur Epic Games lundi, en conclusion de trois semaines de procès au cours duquel la marque à la pomme s'est défendue de tout abus de position dominante. "Tout ce que j'entends d'Apple c'est +nous faisons du bon boulot+ et +nous sommes le chef suprême et bienveillant de cet écosystème+", a déclaré Gary Bornstein, l'avocat d'Epic, qui a intenté des poursuites contre l'App Store, l'incontournable plateforme de téléchargement d'applications sur les iPhone.

"Ce n'est pas une défense aux yeux des lois antitrust", a-t-il insisté devant les quelques personnes autorisées à venir en personne au tribunal d'Oakland, une ville de la baie de San Francisco. Epic Games a demandé à la juge Yvonne Rogers de déclarer que les règlements de l'App Store enfreignent les lois sur le droit de la concurrence, ce qui forcerait le géant des technologies à revoir son modèle de fond en comble.

L'éditeur du jeu phénomène Fortnite voudrait notamment qu'Apple autorise des plateformes alternatives, afin d'ouvrir le marché de la distribution d'applis. Cela permettrait de "faire baisser les prix" et conduirait à "plus d'innovation", a-t-il argumenté, en citant deux critères centraux dans le droit de la concurrence américain. Mais selon la société de Cupertino, c'est impossible sans compromettre la sécurité des utilisateurs, la confidentialité de leurs données et de leurs moyens de paiement.

Apple fait aussi valoir que les utilisateurs d'iPhone peuvent aller sur Android (le système d'exploitation de Google, largement dominant dans le monde) et aussi accéder aux jeux vidéo sur d'autres supports (consoles, PC, etc). Mais le groupe compte un milliard d'iPhone actifs dans le monde, un marché juteux dont les éditeurs d'applis n'ont aucun intérêt à se passer. La plupart acceptent donc les conditions de la plateforme, de l'examen préalable de leurs produits à la commission de 15-30% sur tous les achats de biens numériques. La juge a indiqué espérer rendre son verdict d'ici le 13 août, "sans garantie".

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