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Le rappeur Abd Al Malik va réaliser un film sur un esclave de La Réunion qui a attaqué son maître en justice pour réclamer sa liberté

Le rappeur Abd Al Malik va réaliser son deuxième film, sur l'histoire vraie d'un esclave de La Réunion qui a attaqué son maître en justice pour réclamer sa liberté, adaptée par le scénariste de "Des hommes et des dieux" (2010) et "Mon roi" (2015).

Le film est une adaptation du Prix Renaudot 2010, "L'Affaire de l'esclave Furcy" (Gallimard) de Mohammed Aïssaoui, qui collabore au projet, ont précisé les producteurs, jour du 20e anniversaire de la loi Taubira reconnaissant l'esclavage et la traite comme crimes contre l'humanité.

L'ouvrage avait contribué à faire connaître l'histoire de cet homme dont la procédure, au bout de 27 ans, trouva son dénouement le 23 décembre 1843, à Paris. La justice française reconnut qu'il était né libre et non asservi.

"Il n'y a jamais eu de film en France sur ces questions", a déploré auprès de l'AFP le scénariste Etienne Comar, à l'origine du projet, estimant que "le contexte dit qu'il y a vraiment matière à se pencher sur la question".

"Le débat sur la question de l'esclavage au regard de la justice est un des thèmes du film. L'affaire est une affaire en justice. Ce sera une partie importante", poursuit le scénariste.

"Peindre le portrait de nouvelles figures héroïques, comme celle de Furcy, loin de tout communautarisme, c'est travailler à +faire France+", a ajouté dans un communiqué Abd Al Malik.

Il avait déjà réalisé en 2014 "Qu'Allah bénisse la France", adapté de sa propre autobiographie, un film totalisant 200.000 entrées.

Le film rentrera en production au cours du premier semestre 2022.

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Vos réactions

Portrait de Amos
16/mai/2021 - 09h10
Eddy de Nantes a écrit :

Même si ce n'est pas fameux, je connais la 1664. Ainsi que la 8.6.

Mais pas la 1685. Merci du tuyau. L'avis d'un connaisseur est toujours appréciable.

Attention, c'est une bière qui brousson facilement.

Portrait de YVESM
15/mai/2021 - 21h36

AAM, d'origine congolaise, pourra faire la prochaine fois, un film sur le "confiage", pratique toujours actuelle, qui permet de réduire en Afrique (dont le Congo Brazzaville) des enfants en esclavage domestique, avec de potentiels mauvais traitements et même abus sexuels. Désolé, c'est glauque mais actuel. Comme on dit : "tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir des parents communistes" et dans le cas de AAM plutôt : un père haut fonctionnaire congolais.

Oui l'esclavage c'est moche et ça existe toujours, et même cela peut être...vendeur, pour dresser les uns contre les autres, tout en tirant pour soi les marrons du feu.

Pauvres de nous.

Portrait de Amos
15/mai/2021 - 20h28
Eddy de Nantes a écrit :

On m'a parlé d'un truc : Internet.

Je compte m'y mettre.

Ca ne marchera jamais, mettez vous à autre chose..

A la 1685 peut etre.

Portrait de pasfacile
15/mai/2021 - 20h04

A quand le film sur l'esclavage arabo-musulman qui a causé plus de dégâts que celui organisé par les Occidentaux ? pourquoi cette chape de plomb et ce négationnisme sur une rélaité historique ...qui a toujours cours..

Portrait de Berger Blanc
15/mai/2021 - 19h10

Lol 

Portrait de Berger Blanc
15/mai/2021 - 19h10
Qu'Allah bénisse la France
Portrait de Amos
15/mai/2021 - 19h06
Eddy de Nantes a écrit :

On est bien d'accord qu'on parle d'un béké ?

Bien que je ne sois pas certain que son maître en était un.

Je suis un métro d'origine donc moi, à part quelques termes des galères je ne connais malheureusement pas trop les écritures de nos domtom. Donc ça doit être un béké ou un zoreil, bref un propriétaire d'esclave.

 

Portrait de Berger Blanc
15/mai/2021 - 19h06

Sacré Régis va !

Portrait de Amos
15/mai/2021 - 17h24

Cette histoire est extraordinaire. 

Si je me souviens bien, le becquet est venu avec son esclave en métropole. Et certains ont fait remarquer à l'esclave que c'était interdit de posséder un esclave en France métropole.

Il a donc porté plainte, et a gagné puisque l'esclavage était interdit en France.

Portrait de .Kazindrah.
15/mai/2021 - 17h21

L'esclavage est la pire des abominations. Mais pourquoi ne dénonce-t-on que celui du passé, auquel on ne peut plus rien faire, en omettant toujours de s'attaquer à l'esclavagisme actuel qui perdure dans certaines contrées et fait des millions de malheureuses victimes - surtout enfants et femmes -  que personne ne prend la peine de défendre ?

Portrait de Dédérinox
15/mai/2021 - 17h21

La repentance encore et toujours