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Un journaliste d'un hebdomadaire local de l'Isère a déposé plainte à la suite d'une agression qu'il dit avoir subie au cours d'un reportage

Un journaliste d'un hebdomadaire local de l'Isère a déposé plainte jeudi à la suite d'une agression qu'il dit avoir subie deux jours plus tôt au cours d'un reportage, a-t-il annoncé à l'AFP. Thibaut Ghironi, reporter pour le Mémo de l'Isère, basé à Saint-Marcellin, a porté plainte à la gendarmerie pour "violence ayant entraîné une incapacité de travail n'excédant pas huit jours", dans un contexte de tension autour d'un projet local.

Mardi, il était en reportage photo sur la commune de Saint-Hilaire-du-Rosier lorsqu'un agriculteur l'a agressé, en visant son appareil photo, raconte-t-il. "Il a attrapé la lanière (de l'appareil) et a tiré de toutes ses forces" en répétant en boucle "pas de photo, pas de photo", raconte le journaliste, âgé de 25 ans et en poste dans cet hebdomadaire depuis un mois. "Moi, je ne lâchais pas mon appareil", mais l'agriculteur, poursuit-il, a réussi à lui prendre et en a détruit l'objectif à coups de pied. "Il ne m'a pas frappé, pas donné de coup", relativise M. Ghironi, mais "il a dit +le prochain qui vient faire une photo, je lui casse son appareil+".

Sur Twitter, où il a initialement raconté cet épisode, il a montré son petit appareil endommagé ainsi que des bleus sur un bras, des "blessures assez superficielles" pour lequel un médecin lui a délivré une journée d'interruption temporaire de travail (ITT). L'agriculteur qui l'a agressé, explique Thibaut Ghironi, est le propriétaire d'une piste d'ULM, dont la qualification légale fait l'objet d'une vive tension locale. Un projet de rendre cette piste permanente, porté par un instructeur-pilote et soutenu, selon le journaliste, par l'agriculteur, est dénoncé par des riverains qui ne souhaitent pas de nuisances sonores. Thibaut Ghironi se défend: il était venu uniquement pour prendre des photos de la piste depuis un chemin, dans "l'espace public", quand l'agriculteur était "venu vraiment avec l'intention de détruire l'appareil photo". "Je l'ai vraiment vécu comme une injustice terrible", assure-t-il. Il y voit "la volonté d'empêcher un journaliste de travailler".

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Vos réactions

Portrait de Liberté45
16/avril/2021 - 07h21

j'adorai cette femme smiley